Par Bouzid Chalabi
Le Directeur général du tourisme au ministère du Tourisme, de l’Artisanat et du Travail familial, Moussa Ben Tamer, a rassuré lors de son passage hier sur les ondes de la Radio nationale, Chaîne internationale, que les prix des séjours dans les hôtels habilités à recevoir les voyageurs pendant leur période de quarantaine seront «abordables, voire même raisonnables», sans donner d’autres précisions. Ce qui n’est pas sans susciter des interrogations après de la communauté algérienne installée à l’étranger, désireuse de rejoindre le pays, et soucieuse de savoir ce que va lui coûter un séjour de cinq jours dans un hôtel. Pour l’heure, seule information recueillie par Reporters auprès du président de la Fédération nationale des hôteliers algériens (FNHA) Ahmed Ould Bachir, un rabattement sur les prix habituels allant de 10 à 20% a été décidé par cette corporation. «Mais à la condition que ce soit pour des groupes de personnes, c’est-à-dire pas à titre individuel. En clair, un rabais effectif par package de voyageurs astreint à une période de confinement total de cinq jours», confia-t-il. Avouant par ailleurs : «Nous sommes disposés à baisser davantage de nos tarifs pour peu que le gouvernement lève exceptionnellement certaines de nos taxes fiscales.» En somme, selon le président de la FNHA, «la fourchette des prix après un rabattement moyen de 15% va se situer entre 5 000 et 6 000 DA la nuitée ou unité de séjour». Ainsi, selon une estimation du prix d’hébergement, des soins de santé et celui du billet auprès d’Air Algérie, nos compatriotes devront au bas mot débourser la somme rondelette de plus de 1000 euros. Une somme que de nombreux expatriés jugent excessive. C’est d’ailleurs ce qui a soulevé un tollé chez la communauté algérienne installée en France. Une communauté qui considère à l’unanimité que «le dispositif de quarantaine à l’arrivée au pays à la charge du voyageur est purement irréfléchi», lit-on sur les réseaux sociaux. Comme ils se demandent «pourquoi mettre des personnes en quarantaine obligatoire à leur arrivée en Algérie, alors qu’ils ont été vaccinés contre la Covid-19 tandis que d’autres ont un document officiel prouvant que leur test PCR est négatif et, de surcroît remontant à moins de 36 heures, comme le stipule les règles de voyages instaurées par le Comité de suivi de l’évolution de la pandémie de coronavirus et l’autorité sanitaire du pays. D’autres ressortissants demandent «d’exempter de la période de quarantaine les voyageurs vaccinés».