Le groupe hôtelier français «AccorHotels» célèbre depuis le mois de novembre dernier les 50 ans de son entrée en activité. Un évènement planétaire pour cet opérateur classé « leader mondial » qui dispose en Algérie de dix établissements d’une capacité de 1800 chambres et revendique 20% de parts de marché dans le secteur.

Accord est présent dans notre pays depuis 1992 et l’ouverture du Sofitel d’Alger, un établissement suivi de neuf autres à Alger, Oran, Tlemcen, Sétif et Constantine sous le logo Ibis ou Novotel. Il opère dans le secteur algérien de l’hôtellerie seul ou en association avec le groupe privé GIMMO dans le cadre de la joint-venture SIEHA. Une présence qui devrait être fêtée à Oran et Tlemcen durant les journées des 17, 18 et 19 décembre. De pionnier étranger dans le secteur, il est passé au rang d’investisseur stratégique dans un domaine dont il a sensiblement modifié la cartographie depuis le début de la décennie 2000. Son intérêt pour l’hôtellerie de tourisme et d’affaires a créé, il est vrai, un effet de stimulation et de motivation chez de nombreux autres opérateurs algériens qui ont multiplié les investissements dans la création d’établissements. Cela au point que des experts parlent aujourd’hui d’un secteur en « saturation » pratiquant en l’absence d’une clientèle étrangère importante uniquement à Alger des tarifs inaccessibles pour la clientèle domestique. Le groupe français est présent dans 95 pays avec plus de 4 200 hôtels, resorts et résidences, et plus de 10 000 résidences privées d’exception. Il emploie plus de 250 000 collaborateurs. Au 4e sommet de l’économie de Challenges, qui s’est tenu le 30 novembre dernier au Palais de Tokyo, à Paris, le président du groupe, Sébastien Bazin, a confié qu’Accord se développe à un rythme très rapide dans son métier historique : « Nous ouvrons 260 hôtels par an, soit 40 000 chambres et dans le monde nous recrutons 80 000 personnes chaque année, nous en perdons 50 000 qui nous quittent après avoir été formés, c’est cette croissance qui nous donne les moyens de penser à de nouvelles activités », a-t-il confié aux médias.