Taleb Abderrahmane a été guillotiné le 24 avril 1958 pour son combat pour une Algérie libre et indépendante. Brillant étudiant en chimie, il a abandonné ses études et tout laissé pour la cause nationale. Son sacrifice fait de lui aujourd’hui l’icône du militantisme estudiantin algérien. Sur son parcours guerrier, un ouvrage de mémoire a été écrit par Mohamed Rebah intitulé : «Taleb Abderrahmane, guillotiné le 24 avril 1958». Ce livre, paru aux éditions APIC en 2013, est un portrait de celui qui a été l’artificier de la zone autonome d’Alger durant la «bataille d’Alger». Il est fait à base de différents témoignages des acteurs de l’époque et de travail sur des archives que l’auteur, familier des questions mémorielles relatives à la guerre d’indépendance, a pu consulter. «Le portrait de Taleb Abderrahmane reflète un symbole de cette jeunesse studieuse et travailleuse qui a lutté pour l’indépendance de l’Algérie». «Ce livre brise un peu le silence sur les héros de notre révolution et nous restitue une des plus belles pages de notre histoire que nous pouvons offrir comme mémoire à nos enfants», écrit l’auteur au sujet du martyr. Né le 3 ou 5 mars 1930 à Sidi Ramdane, Casbah, Alger, Taleb Abderrahmane a été témoin des injustices du système colonial. Selon la presse de l’époque, le «chimiste Abderrahmane a été appréhendé en juin 1957 au sud de Blida». Il a été exécuté le 24 avril 1958 vers 03H du matin à l’âge de 28 ans à la prison de Barberrouse (Serkadji) à Alger. «L’Algérie sera libre envers et contre tout», étaient ses derniers mots. Aujourd’hui, Taleb reste un symbole par excellence de la résistance et du combat des étudiants algériens. Des pancartes à son effigie sont portées chaque mardi dans les marches des étudiants.L. Z.