Par Farid CHERBAL

Professeur des universités de génétique du cancer à l’USTHB (Alger)

Shireen Abu Akleh est morte comme elle a vécu, debout et héroique dans la ville de Jénine, haut lieu du combat libérateur du peuple palestinien. Elle couvrait le mercredi 11 mai 2022 un raid de l’armée coloniale israélienne  dans le camp de refugiés de Jénine.

Elle portait son casque de presse et elle était habillée de son gilet de presse, quand elle a été  froidement assassinée par les balles de  l’armée coloniale israélienne. Elle est morte sur la ligne du front de la liberté de la presse, rapportant au monde entier la vérité en 24 images/seconde sur la  lutte héroique du peuple palestinien contre le colonialisme israélien et sa politique d’apartheid en Palestine occupée.

Shireen Abu Akleh excerçait l’un des métiers les plus dangereux au monde : journaliste palestinienne  dans les territoires occupés de Palestine. Selon le syndicat des journalistes palestiniens, 46 journalistes palestiniens ont été froidement tués par l’armée coloniale israélienne depuis le déclenchement de l’Intifada d’Al Aqsa en 2000.

Dieu, le fracas et la fureur que fait la mort d’une journaliste palestinienne  assassinée  par les balles de l’armée coloniale israélienne.

Shireen Abu Akleh était le marqueur génétique d’un journalisme palestinien sans peur, qui déconstruisait au quotidien depuis 25 ans le discours, la pensée unique et la propagande des médias occidentaux qui présentent l’Etat d’Israel  comme « la seule démocratie du moyen orient ».

Shireen Abu Akleh était le visage, la voix et l’âme d’un journalisme palestinien crédible et objectif qui a rapporté au monde entier durant 25 ans  la lutte héroique et les souffrances du peuple palestinien.

Shireen Abu Akleh est la digne fille de la Palestine libre et héroique avec Jérusalem comme capitale.

Shireen Abu Akleh est  la digne héritière des valeureux intellectuels palestiniens Edward Said et Mahmoud Darwich. 

Shireen repose en paix, nous t’oublierons jamais!