En s’élevant lundi à près de 60 dollars, le panier de référence de l’Opep (ORB) a atteint ainsi son plus haut niveau depuis fin janvier 2020. Une bonne nouvelle pour les marchés pétroliers, à l’affût de toute fluctuation des prix de l’or noir, et également pour les pays producteurs. Toutefois, concernant l’Algérie, c’est loin d’être suffisant.
L’une des explications de cette embellie est sans aucun doute le déploiement progressif des vaccins anti-Covid dans le monde. Une opération, certes poussive dans la plupart des pays, mais qui est en pleine expansion, donnant beaucoup d’espoirs pour une possible reprise de la demande du pétrole, et en parallèle, une levée des restrictions de déplacement.
Ces campagnes de vaccination, et tout ce qui en découle des guéguerres que se font les laboratoires pharmaceutiques, sont quasiment les seuls paramètres ayant « muté » depuis le début de l’année 2021. Ailleurs, rien de tangible n’a été constaté, et c’est « là-bas » qu’il faut également espérer une hausse encore plus significatives des prix du pétrole.
Le ministre de l’Energie, Abdelmadjid Attar l’avait bien précisé le 20 janvier dernier. C’était lors de l’entretien qu’il avait accordé à l’agence de presse russe, Sputnik, et dans lequel il avait indiqué que les prochaines semaines « seront décisives » pour les marchés pétroliers. Il avait mentionné que cela dépendait de plusieurs paramètres. Il avait évoqué, effectivement, le lancement effectif des campagnes de vaccination à travers le monde. Les autres facteurs, selon le ministre, étaient en relation avec les décisions de la nouvelle administration américaine (Joe Biden prenait le jour même de la publication de l’entretien les rênes du pouvoir) concernant le dossier du nucléaire iranien et la situation du Venezuela. A l’instar de nombreuses personnalités dans le monde, officielles ou autres, Abdelmadjid Attar s’attendait à ce que le nouveau président US vienne effacer l’attitude de son prédécesseur envers ces deux pays membres fondateurs de l’Opep. Finalement, rien n’a changé et rien n’indique qu’il y aura une quelconque transformation dans l’attitude des Etats-Unis. Joe Biden a affiché ses intentions sur ces deux dossiers, et c’est quasiment du Donald Trump, avec juste un autre visage.
Les marchés pétroliers vont devoir voir ailleurs que du côté de Washington. L’or noir dépend, pour le moment, des vicissitudes du vaccin.