Le mouvement de contestation populaire boucle une année jalonnée d’évènements forts mais aussi de bouleversements qui auront marqué la vie politique nationale.

La question de la liberté aura été à cet égard l’un des thèmes notables de la contestation. Durant douze mois, il aura été question de la volonté des Algériens de se réapproprier la parole et l’expression publiques concernant notamment leur avenir et le choix de leurs gouvernants. Durant une année, les Algériens auront vécu une succession d’évènements considérables. Les slogans et autres mots d’ordre qui ont emmaillé les marches de contestation durant les vendredis auront été autant d’expressions politiques que les contestataires se sont fait plaisir à exposer. Le besoin irrésistiblement exprimé de liberté aura constitué un véritable carburant pour un mouvement populaire porté notamment par les jeunes. Les affaires liées à la justice auront ainsi rythmé une année incroyablement riche en évènements et aussi en coups de théâtre. La chronique judiciaire a fait irruption dans le quotidien de l’actualité algérienne, notamment avec les différents procès des citoyens appréhendés pour des activités liées au Hirak. La libération de l’expression populaire durant le Hirak, devenu un véritable rendez-vous bi-hebdomadaire durant lequel les citoyens expriment des slogans politiques sans fioritures, aura estampillé ces 52 dernières semaines. Les responsables politiques à tous les échelons en prennent souvent pour leur grade et les figures marquantes du Hirak emprisonnées sont portées aux nues. Les vendredis en Algérie sont devenus, depuis le 22 février 219, de véritables moments d’agora politique. Avec une liberté d’expression exaltante. Les manifestants scandent leurs revendications de façon inlassable pour de véritables changements pour le pays. Des changements qui vont au-delà des ravalements de façade auxquels s’est habitué le système pour faire face aux crises. Les vendredis des Algériens sont devenus des moments d’expression politique libre durant lesquels des slogans pour plus de liberté et de démocratie sont exprimés. Le mardi, jour des étudiants, est aussi allé dans le même sens exprimant la volonté d’une part importante de la société de voir éclore une Algérie nouvelle. Des drapeaux algériens ont même fait leur apparition dans d’autres capitales du monde comme autant de reconnaissance pour un mouvement devenu exemple à suivre. Une attitude de non-violence, d’habitude plus apte à se voir dans les pays occidentaux que dans les pays du Sud, où chaque expression politique populaire dérape généralement vers le désordre. Ainsi de par son caractère pacifique, le mouvement de contestation algérien est devenu un exemple à suivre. Hormis les différentes arrestations de certains activistes, le mouvement populaire d’essence politique, qui imprime la rue nationale depuis maintenant une année, aura été exemplaire. Aujourd’hui, avec l’avènement du président Tebboune et d’un nouveau gouvernement, l’heure est à l’apaisement et l’avenir du pays reste à faire. Un avenir qui ne saurait se construire en occultant une partie du peuple incarné par le Hirak qui entame une deuxième année qui s’annonce tout aussi foisonnante.