Les Algériens ont célébré, hier, pour la deuxième journée de suite le premier anniversaire du mouvement populaire pour le changement en descendant en nombre dans les rues de la plupart des rues et grandes artères des villes du pays.

En effet, plusieurs marches et rassemblements ont été organisés au Centre, à l’Est comme à l’Ouest du pays au lendemain des manifestations du 53e vendredi de la mobilisation populaire.
Les participants à ces manifestations ont réitéré leur attachement aux revendications qu’exprime la rue depuis une année, symboliquement
depuis le 22 février 2019, à travers des rassemblements et des actions pacifiques.
La manifestation a failli cependant basculer vers la violence, à Alger, suite à l’intervention des services de sécurité sur les hauteurs de la rue Didouche-Mourad pour empêcher les manifestants en nombre, venus de plusieurs quartiers de la capitale, qui voulaient gagner le palais de la présidence à El Mouradia.
Les forces de l’ordre ont utilisé des canons à eau pour repousser les manifestants et des personnes ont été blessées lors de bousculades. D’autres manifestants ont tenté de monter vers la présidence de la République depuis la place du 1er-Mai. Les forces de l’ordre les ont également fait reculer.
De petits groupes de jeunes manifestants ont essayé de passer par les petites ruelles pour arriver au siège de la présidence, mais les policiers les en empêchaient à chaque fois.
A la fin de l’après-midi, des petits groupes de manifestants se sont constitués notamment à Alger-Centre appelant au départ du régime et à l’avènement d’une nouvelle République.
Selon le Comité national pour la libération des détenus – CNLD, plusieurs manifestants ont été interpellés par les forces de l’ordre dans les rues d’Alger qui ont connu hier le moins qu’on puisse dire une journée particulière.
En dehors de la capitale, les marches organisées à l’occasion du premier anniversaire du mouvement populaire se sont déroulées dans le calme et la sérénité.
A Sétif, des centaines de manifestants ont parcouru les principales rues de la ville en scandant des slogans hostiles au pouvoir et appelant à la poursuite de la révolte jusqu’au départ complet du régime.
La manifestation s’est terminée avec un rassemblement devant le siège de la wilaya qui s’est déroulé sous haute surveillance policière.
Pas loin de Sétif, plus exactement à Béjaïa, une importante marche a sillonné les rues de la ville. Les marcheurs ont appelé au maintien de la pression populaire en vue d’obtenir le départ du système. La marche a démarré de l’esplanade de la Maison de la culture.
Des avocats de Béjaïa ont organisé à leur tour une manifestation pour réaffirmer leur engagement aux côtés des Algériens qui luttent depuis une année pour la liberté et les droits.
Toujours à l’Est, de grandioses marches sont signalées dans les villes de Jijel, Constantine, et Annaba. Des marches qui se sont déroulées dans le calme. Les villes de Tizi Ouzou et Bouira n’ont pas été en reste.
En effet, des activistes de ces deux villes ont organisé deux marches pour marquer leur attachement à la révolte populaire du 22 février.
La capitale de l’Ouest du pays, Oran, a célébré le premier anniversaire du Hirak par l’organisation d’une manifestation qui a mobilisé des centaines de personnes, voire plus. Les marcheurs ont sillonné l’itinéraire des marches du vendredi.
La ville de Tlemcen a connu également une dynamique similaire durant la journée d’hier où des centaines d’activistes ont fait le tour de la ville. Les villes de Tiaret, El Bayedh, Aïn Beïda, El Oued, Timimoun, Tébessa et autres ont connu aussi des marches qui ont drainé chacune des dizaines de participants.