«Hier, aujourd’hui, demain, l’Algérie» est le deuxième et dernier ouvrage signé par Jugurtha Abbou, spécialiste en psychologie sociale, militant politique et membre actif de la société civile, paru aux éditions El-Amel. L’essai est un recueil de contributions et de réflexions traitant de la vie politique et sociale des Algériens et est divisé en trois grands chapitres : «Une Algérie meurtrie, un peuple révolté», «Le réveil, les indices et les faits», «l’Algérie que nous voulons pour demain».

Par Leila ZAIMI
Dans le premier chapitre du livre, l’auteur met en lumière le fonctionnement des structures et des institutions de l’Etat telles que l’école, l’université, et leur rôle dans l’Algérie d’aujourd’hui et celle de demain. L’écrivain ne semble pas «satisfait ni content» de la politique de l’éducation ni de l’enseignement supérieur qui, selon lui, ne répond pas aux exigences du monde actuel. «La qualité de la formation et de recyclage que reçoivent les enseignants, inadaptée aux exigences et aux attentes, les problèmes de communication, et par conséquent, d’interaction, surgissent fréquemment. On a beau changer de ministres, on a beau créer des commissions, tant que le système n’a point changé, les choses n’avancent jamais». «De nos jours, l’Université algérienne marque sa rupture avec le vécu, s’éloigne de plus en plus des préoccupations de la société, plonge dans un système clos aux risques fatals», a-t-il écrit. D’après lui, la conséquence est qu’il n’y a pas d’institutions qui résolvent pacifiquement les conflits politiques.
La deuxième partie du livre porte sur l’Histoire collective des Algériens et leur rapport au combat souvent collectif. Il présente le peuple comme «un seul héros» de toute lutte ; Octobre 1988 ou 22 février 2019, soulignant l’évolution de l’esprit et les sources d’inspiration de la société en matière de lutte. «La génération actuelle n’est pas celle des années 80 ou 90. Elle ne reçoit pas les orientations politiques des mosquées. C’est dans les tribunes des stades qu’ils ont appris à dénoncer le pouvoir», a-t-il estimé.
Dans la dernière partie du livre intitulée «L’Algérie que nous voulons pour demain», l’auteur cherche à apporter des solutions et des issues à la crise politique. Il s’interroge dans un chapitre : «de quoi sera faite l’Algérie de demain ?» Ou encore «la solution est dans la constituante. Pourquoi la constituante ?»
Notons enfin que le livre a été préfacé par le Professeur émérite Lahouari Addi, spécialiste en sociologie politique.