La commune de Hassi R’mel demeure bloquée à tous les niveaux en raison du décret exécutif n°05-476 du 20 décembre 2005 lancé par l’ex-Premier ministre Ahmed Ouyahia déclarant Hassi-R’mel zone à risques majeurs et désignant, en parallèle, Bellil comme ville remplaçante.

de Hassi R’mel, Taleb Bedreddine
Depuis, le marasme envahit cette localité en engendrant des conséquences négatives sur la vie des citoyens, qui ne cessent de dénoncer l’absence totale de développement. Les insuffisances citées par les citoyens sont multiples, routes dégradées, manque de transport… Dans la majorité des quartiers de Hassi R’mel, les jeunes sont, en effet, étouffés par un chômage endémique, l’inexistence de foyers ou maisons de jeunes, de stades adéquats et d’aires de jeu. Selon les habitants de cette ville, « la commune est livrée à elle-même. Le manque d’infrastructures freine son développement économique, politique et social». En effet, l’eau potable est inaccessible pour les habitants de certaines banlieues de la commune, à l’image de Bouzbaire, dépourvue depuis sa création de cette matière inestimable. Le secteur de la santé est, quant à lui, dans un état lamentable. La seule polyclinique qui existe dans la localité manque de médecins qualifiés. Par ailleurs, la plupart des habitants de Hassi R’mel ne bénéficient d’aucune aide de la part des autorités locales, des infrastructures ayant une relation directe avec le citoyen restent toujours fermées, dont le marché couvert qui avait été construit au niveau de leur localité ; une bâtisse flambant neuf restée un lieu sans âme puisqu’elle est toujours fermée pour des raisons que les citoyens ignorent. L’un des objectifs de sa construction était d’abriter des commerces. Le marché hebdomadaire, opérationnel tous les mercredis, n’offre nullement les conditions requises en matière d’hygiène et de propreté pour une saine activité commerciale. Les marchands ainsi que les citoyens réclament l’ouverture du marché couvert afin de mettre fin à l’anarchie qui règne dans un secteur en relation étroite avec l’environnement et la santé du citoyen « Les autorités locales n’ont rien fait pour la commune depuis longtemps… Nous voulons un changement radical dans notre commune», dénoncent-ils. En outre, de nombreux habitants de Hassi R’mel demeurent privés de leur droit de propriété, alors qu’ils occupent des logements depuis 1986, après avoir payé la somme de 40 millions de centimes, exigée par l’OPGI, et ce, en raison du décret exécutif d’Ouyahia. Les concernés refusent de se plier à ce décret, demandant l’intervention des hauts responsables pour régler leur situation qui leur permettrait d’obtenir les actes de propriété de leurs logements.