La commune de Hassi Messaoud a lancé, il y a une semaine, une opération de démolition des maisons construites anarchiquement au niveau du vieux marché de la ville. D’autres lieux seront visés prochainement par des opérations similaires, nous fait savoir le chargé du dossier auprès de l’APC de Hassi Messapid, Dhob Mohamed Lahbib, dans un entretien téléphonique avec Reporters.
Désigné comme un lieu privilégié de revente de drogue et de débauche, les autorités locales, appuyées par les forces publiques et en exécution de la décision communale de mars 2020, signée par le P/APC, ont ordonné la démolition des habitations anarchiques construites au milieu et autour du vieux marché. Elles ont procédé, le 8 novembre dernier, sur l’espace du marché et de ses alentours, au rasage des taudis et des maisons construites illégalement.
Selon Dhob Lahbib, un représentant de la société civile, ce lieu était autrefois un marché. Depuis son gel, en 2005, cet espace a été squatté. Des habitations précaires ont poussé comme des champignons. Cet espace restitué abritera dans l’avenir une aire de loisirs et de distraction pour les familles, indique ce dernier, qui ajoute qu’un budget spécial a été alloué à cet effet, qui commencera par le ramassage des débris et le nettoyage des lieux.
Sur le sort des 60 familles environ qui occupaient les maisons, Dhob affirme ne pas connaitre leur sort. « Ces familles ont dû louer ailleurs ou retourner dans leurs villes », a-t-il lancé.
Devant ces lieux où s’enchevêtrent les malaises sociaux, les autorités locales semblent déterminées à mettre fin au squat et à la construction anarchique à Hassi Messaoud.
Dr Fetita, professeur d’université et habitant à Hassi Messaoud, s’est dit satisfaite de cette démarche. Pour lui, « l’ordre de démolition existe bel et bien depuis deux ans. C’est donc un soulagement surtout pour tous les habitants des quartiers avoisinant le marché ». Le même avis est partagé par un commerçant occupant un local au marché, mais ce n’est pas le cas de tous. Certains s’interrogent sur l’objectif réel derrière ces opérations qui visent surtout les quartiers précaires. Selon les autorités locales, les prochaines opérations toucheront en deuxième lieu le marché de la friperie, puis le quartier populaire El-Haïcha.