Le projet de réalisation de la Ville nouvelle de Hassi Messaoud (Ouargla) a été officiellement mis sous la tutelle du ministère de l’Habitat, de l’Urbanisme et de la Ville, en vertu d’un décret exécutif publié au dernier Journal Officiel. Avec ce nouveau texte, la tutelle de l’organisme chargé de la gestion de la Ville nouvelle est transférée du ministère de l’Energie au ministère de l’Habitat, de l’Urbanisme et de la Ville.
Au milieu des années 2000, l’idée était de sortir du sol une ville entière dédiée à l’industrie pétrolière et ses dérivés. Il s’agissait, selon le souhait de l’ancien ministre de l’Energie Chakib Khelil, de créer une «oil and gas city» avec toutes les commodités faisant de la future ville un centre de recherche et de développement mitoyen des champs pétroliers et gaziers. Près de vingt ans plus tard, et Chakib Khelil en fuite, cette idée a disparu et le projet en lui-même est loin d’être concrétisé.
Selon l’article 3 bis du décret paru dans le Journal Officiel, «le transfert de tutelle de l’établissement donne lieu à l’élaboration et à la signature entre les deux ministères concernés, d’un rapport qui doit préciser les éléments administratifs, financiers et techniques liés au transfert». L’organisme de la Ville nouvelle de Hassi Messaoud est doté d’un conseil d’administration, présidé par le ministre de tutelle ou son représentant. Il comprend des représentants de plusieurs ministères, à savoir l’Intérieur, les Collectivités locales et l’Aménagement du territoire, les Finances, l’Urbanisme, l’Energie, la Transition énergétique et les Energies renouvelables et les Affaires religieuses et les wakfs. Il est également composé de représentants des ministères de l’Industrie, de l’Agriculture et du Développement rural, des Travaux publics, des Transports, des Ressources en eau et de l’Environnement. Les services de la wilaya de Ouargla sont aussi représentés. S. B.