Le Groupe Sonatrach compte lancer en 2022 un projet de réalisation d’une centrale photovoltaïque sur «fonds propres» au niveau du bassin de Hassi Berkine (wilaya d’Ouargla), a indiqué à l’APS le directeur central des ressources nouvelles du Groupe, Youcef Khanfar. Après la réalisation d’une première station dans ce bassin, en partenariat avec le Groupe italien ENI, Sonatrach s’apprête à réaliser «seule» sa première station photovoltaïque, a précisé à l’APS, M. Khanfar en marge de la 10ième édition du Salon international de l’énergie et des hydrocarbures (NAPEC 2021), qui prend fin ce jeudi. Ainsi, selon M. Khanfar, la réalisation de cette centrale photovoltaïque, d’une capacité de 10 mégawatt, «devrait être lancée en 2022». Il a, à ce titre, fait savoir que l’électricité produite par cette station devrait alimenter les sites pétroliers du bassin de Hassi Berkine. «Sonatrach prépare ses filiales à produire les stations photovoltaïques», a fait savoir M. Khanfar, estimant que l’Algérie possède tous les atouts pour se lancer dans ce créneau. «Nous avons les grands espaces et la radiation solaire en Algérie peut atteindre les 3.000 heures par an. Aussi, le sable de désert regorge de sélénium, composant qui rentre dans la composition des cellules solaires photovoltaïques», a-t-il avancé. L’Algérie a réussi à acquérir, au cours des dernières années, un savoir-faire «important» dans le domaine de l’énergie solaire et de l’industrie photovoltaïque. Son potentiel solaire, un des meilleurs au monde, conjugué à la forte volonté du Gouvernement d’amorcer la transition énergétique en mettant sur pied une industrie photovoltaïque nationale, peuvent la propulser rapidement dans ce domaine dans les années à venir, selon les spécialistes. La 10eme édition du salon NAPEC 2021 a enregistré la participation de 480 exposants représentant 40 pays avec la présence des opérateurs du secteur du pétrole et du gaz, des importateurs de produits et services liés aux deux secteurs, selon les organisateurs. (APS)