Concert programmé ce dimanche 18 août dès 19H30 à la villa Dar Abdellatif, qui accueille l’une des trop rares représentations de la musicienne et interprète Hasna Hini. L’artiste largement connue pour le travail de fusion des patrimoines espagnol et algérien qu’elle décline depuis son premier concert, en 2010, accompagnée par une dizaine de musiciens, dirigés par son père, le Maître Smaïl Hini, mettra en avant, des styles tels que l’andalou, le flamenco ou encore le chaâbi et le hawzi.  Il est à noter que le prix d’accès de ce concert, organisé par l’Agence algérienne du rayonnement culturel (AARC) est de 300 dinars. Hasna Hini, contactée hier, nous précise que la composition du concert de ce soir est en large partie axée sur les demandes du public. «Le programme musical de mes concerts répond  souvent aux demandes du public et, bien sûr, aux suggestions de mon père qui me propose également des titres à inclure», nous confie Hasna Hini. Le grand public, et plus encore les fans de l’artiste qui la suivent depuis sa première représentation, en 2010, au Palais de la culture Moufdi-Zakaria, pourront apprécier des interprétations de pièces du patrimoine espagnol et algérien ainsi que de larges extraits de musique andalouse, faisant le lien entre les deux rives. «Le patrimoine algérien de musique andalouse est interprété en langue espagnole et les styles de musique espagnole ont été traduits en arabe», nous précise-t-elle. En ajoutant que le programme comporte des «extraits du répertoire flamenco, des qçaïd, du malhoun, du chaâbi, du patrimoine andalou ainsi que du hawzi». Interprète de chant et elle-même musicienne de «oud», l’artiste sera par ailleurs secondée sur scène par neuf musiciens, notamment des percussionnistes, des violonistes et un pianiste. Les organisateurs ont par ailleurs fait appel à des interprètes d’instruments typiques de la musique ibérique, méditerranéenne et sud-américaine, avec la présence sur scène d’un joueur de «cajón», pour marquer la fusion avec le flamenco, ainsi qu’un interprète de «bouzouki», un instrument d’origine grecque, et relativement nouveau dans les ensembles andalous.
Le concert reprenant ainsi les grandes lignes des précédentes représentations de Hasna Hini, l’une de ses dernières affiches, durant l’été 2018 à la salle Ibn Zeydoun, avait pour rappel été particulièrement saluée par le public. L’artiste ayant proposé une fusion entre les styles andalou et flamenco, en faisant appel à la danseuse de flamenco «Samara». Hasna Hini ayant également formé au lendemain de cette représentation l’orchestre «Alegria Andalucia», avec lequel elle prépare un album qui devrait être disponible dans les prochains mois. Elle nous annonce à ce propos : «Nous allons commencer les enregistrements en studio dès le mois d’octobre prochain et la sortie du disque est prévue avant la fin de cette année.»