Les directeurs de la santé de l’Ouest et du Sud-Ouest du pays ont été instruits par le ministre de la Santé, Mokhtar Hasbellaoui, de «coordonner avec les walis pour garantir les conditions nécessaires aux médecins soumis au service civil» à leur installation et à l’exercice de leurs missions dans les meilleures conditions matérielles, selon un communiqué du ministère de la Santé.

Cette instruction fait suite à une réunion tenue dimanche au siège du ministère de la Santé entre  M. Hasbellaoui et les directeurs de la santé et de la population (DSP) des wilayas de l’Ouest et du Sud-Ouest du pays. A l’occasion de cette rencontre consacrée à l’évaluation des conditions de travail des équipes médicales et de prise en charge des patients, il a exhorté les responsables de la santé à «accélérer et à multiplier les opérations de jumelage, de télémédecine et à développer les unités de soins et hospitalisation à domicile».
Lors de cette réunion d’évaluation, à laquelle ont été également conviés les directeurs généraux des CHU ainsi que les présidents des conseils scientifiques et des conseils médicaux des établissements des wilayas concernées, le ministre a donné plusieurs instructions visant à «améliorer les soins et la prise en charge des patients, en particulier au niveau des urgences et points de garde».
Il a souligné «la nécessité de créer toutes les conditions favorables aux équipes médicales et paramédicales afin de s’acquitter au mieux de leurs tâches». Le responsable, qui a entendu les préoccupations des directeurs de la santé et de certains présidents des conseils scientifiques, a mis l’accent également sur le nécessaire renforcement de «la coordination entre les différents services et établissements de santé afin de faciliter la prise en charge de tous les patients en général et des femmes enceintes et des enfants en particulier, selon une organisation hiérarchique aux caractéristiques bien définis».
Le ministre de la Santé a insisté, en outre, sur l’impératif «d’adapter le statut des professionnels de la santé et la promotion du dialogue social avec les partenaires, de garantir la sécurité aux équipes de garde et veiller au bon accueil des patients et de leurs accompagnateurs». Il a instruit, par ailleurs, les responsables de la santé de «s’assurer de la disponibilité des médicaments, des fournitures médicales, de l’entretien du matériel médical, de la gestion rationnelle de tous les moyens et capacités mis en œuvre par l’Etat au service des citoyens».
Il faut rappeler que cette réunion intervient un mois après la promulgation du décret exécutif (n°18-256 du 11 octobre 2018), signé par
le Premier ministre, fixant les
modalités d’accomplissement du service civil pour les praticiens médicaux.
Un texte accueilli de façon mitigée par les animateurs du Collectif des médecins résidents (Camra), à l’origine d’une grève de plus de huit mois pour l’abrogation du service civil, sans succès.n