Le judo handisport algérien sera absent de la Coupe du monde 2018, prévue du 6 au 13 septembre à Atyrau (Kazakhstan), une compétition dont les points comptent pour la qualification aux Jeux Paralympiques (JP) de Tokyo-2020, a-t-on appris de l’entraîneur national, Rezki Belkacem. L’absence des athlètes algériens, pour des raisons «purement d’ordre financier», n’est pas faite pour arranger les affaires des judokas ni celui de l’entraîneur national qui n’a pas caché sa déception puisque, selon ses dires, les chances de qualification du judo algérien aux JP de Tokyo «ont sensiblement diminué».

«C’est regrettable, les judokas algériens seront absents de la Coupe du monde de la discipline, une des deux compétitions qualificatives au rendez-vous paralympique de Tokyo», a déclaré Rezki Belkacem, informant que tous les athlètes «sont abattus et n’ont plus le moral pour travailler».
En effet, le staff technique national, qui compte aussi l’entraîneur-adjoint Messaoud Nine, avait établi une liste d’athlètes susceptibles de représenter l’Algérie à Atyrau, avec des chances de récolter des points pour permettre au judo handisport algérien d’être présent à Tokyo. Mais le fait de rater une telle compétition qui draine les meilleurs athlètes de la discipline au monde, n’arrange pas les affaires des judokas algériens, lesquels espéraient marquer des points pour intégrer le ranking-list de l’Association internationale des sports pour visuels (IBSA).
«Pour espérer être présents aux JP-2020, les athlètes de tous les pays sont tenus de participer à leur compétition continentale (absente jusqu’à présent en Afrique, ndlr), à la Coupe du monde au Kazakhstan et au Championnat du monde au Portugal en novembre 2018, en plus des Jeux mondiaux. La raison est simple, c’est pour engranger le maximum de points et figurer dans le classement mondial de la discipline, afin d’espérer être présent aux JP-2020. En ratant un de ces rendez-vous, ce sont des chances de qualification qui s’effacent», a expliqué l’entraîneur en chef du judo handisport.
D’ailleurs à la suite de la décision prise par le bureau exécutif de la Fédération algérienne handisport (FAH) de faire l’impasse sur la Coupe du monde d’Atyrau, l’entraîneur national a claqué la porte en signe de protestation. Une démission qui a été rejetée par le bureau fédéral. Après cette absence, le staff technique et les athlètes, qui se contentent des entraînements avec leurs clubs, espèrent pouvoir participer en novembre prochain à Odivelas (Portugal) au Championnat du monde, dernière compétition qualificative aux Jeux Paralympiques de Tokyo, le rêve de tout athlète de n’importe quelle discipline. »Après le rejet de ma démission et sur sollicitation des athlètes, j’ai décidé de reprendre le travail en sélection en prévision du championnat du monde qu’on espère ne pas rater, car si c’est le cas, on perdra les assises du judo pour visuels algériens. J’espère qu’on ne va pas en arriver là », a dit Rezki Belkacem.
En prévision des joutes d’Odivelas, le staff technique a demandé la programmation d’un stage de 12 jours à partir de dimanche au Centre de regroupement de Souïdania (Alger). «Le regroupement concernera neuf athlètes dont une fille. On a intégré dans notre demande de stage, une participation au tournoi international de La Roche-sur-Yon (France) en octobre prochain afin de permettre aux athlètes retenus pour le championnat du monde de disputer une compétition et casser ainsi la routine des stages sans sparring-partners», a conclu l’entraîneur national.