Comme prévu, l’équipe nationale de handball n’a pas pu arracher un billet pour les Jeux Olympiques 2021 prévus à Tokyo (Japon) en marge du Tournoi qualificatif abrité par Berlin (Allemagne) entre le 12 et 14 du mois en cours. Un échec loin d’être surprenant pour une équipe en pleine rémission dont la convalescence grandement perturbée par une préparation qui dépendait de nombreux paramètres.

A la Fédération algérienne de handball (FAHB), on n’avait, manque de sponsors, pas les moyens financiers pour permettre au « Sept national » de se regrouper en Europe et préparer le TQO dans les meilleures circonstances.

Pas de JO depuis Atlanta 1996
Nos handballeurs étaient face à une mission compliquée avec l’Allemagne, la Suède et la Slovénie au menu de cette mini-compétition de qualification pour les Olympiades japonaises. Ils enregistrent la 6e absence de suite aux JO sachant que la dernière participation était à Atlanta (Etats-Unis) en 1996. Pour revenir à ce TQO, le bilan final était de 3 revers en autant de tests. Un 36-28 infligé par les Slovènes pour commencer. Puis un 36 -25 contre les Suédois et ce 34-26 subi face aux Allemands. Les deux tickets de ce transit olympique ont été décrochés par la Suède et l’Allemagne. Ce n’était guère une surprise. La préparation du rendez-vous reste déterminante. Et c’est les sélections ayant pu s’organiser de manière optimale avant de passer l’examen qui ont réussi l’épreuve. D’ailleurs, la Tunisie, l’autre candidat africain engagé dans le TQO, est elle aussi sortie avec un zéro pointé dans le quatuor complété par la France, le Portugal et la Croatie. Dans ce quartet, les deux sésames sont revenus aux Français et Portugais.

Le plan ne s’est pas déroulé comme espéré
Après avoir disputé le Mondial 2021 en Egypte terminant à la 22e place avec un seul succès en 6 matchs, l’équipe nationale a dû observer une coupure qui avait grandement perturbé les plans du sélectionneur Alain Portes. D’ailleurs, l’entraîneur français avait, dans un entretien accordé à La Gazette du Fennec avant de rallier Berlin, noté que « depuis le mois de septembre, entre la préparation et la coupe du monde, j’ai passé cinq mois avec les joueurs. On savait qu’il y avait une coupure d’un mois et demi jusqu’au tournoi qualificatif olympique (TQO). On avait alors décidé de rendre les joueurs à leurs clubs. J’avais programmé de les retrouver 15 jours avant le début du tournoi c’est-à-dire vers le 1er mars, à Paris. Connaissant les difficultés pour se déplacer, je les subis depuis un an, j’avais décidé de regrouper mes joueurs à Paris et, de là, partir directement à Berlin.»
C’était l’idée initiale qui devait permettre à Ayoub Abdi & cie de se préparer dans des conditions idéales. « Mais entre-temps, les conditions sanitaires se sont aggravées, et les autorités françaises ne nous ont pas accordées les autorisations nécessaires afin qu’on puisse venir en France. Le plan B était de se préparer directement à Berlin. Mais les conditions de voyage et le coût sont trop important pour la fédération. Alors on s’est retourné sur le plan C qui est le stage à Alger. Mais depuis quelques temps, un autre rebondissement est venu compliquer nos retrouvailles. Comme vous le savez les autorités algériennes ont fermé les frontières durant tout le mois de mars. Malgré les insistances du président Labane, je n’ai pas pu, à ce jour, rejoindre mon groupe en Algérie », avait noté l’ancien sélectionneur de la Tunisie et de l’équipe de France féminine.

Se tourner vers l’avenir
Malgré le fait d’avoir retrouvé ces protégés tardivement, Portes se voulait challenger en indiquant que « Le premier jour quand je me suis présenté devant mes joueurs, je leur ai dit : ‘’mon objectif est de jouer les jeux olympiques avec eux. Je ne sais pas si cela sera en 2021 ou en 2024, mais j’aimerais bien les jouer avec vous’’. Je pense que cela sera très difficile en 2021 (rire), parce que le TQO, qui nous est proposé, est extrêmement relevé. Il y a l’Allemagne, au complet chez elle, la Suède, vice-champion du monde et en pleine confiance et il y a la Slovénie qui est une très bonne nation de handball. J’aurais préféré jouer le TQO en Norvège, qui est moins relevées, avec la Corée, le Chili et le Brésil. Mais bon, on ne choisit pas.»
Il avait aussi ajouté que « L’objectif est comme au Mondial, on va essayer de montrer notre meilleur visage, pour voir jusqu’où on peut élever notre niveau. Si on peut les bousculer, on les bousculera.» Les résultats dans les trois sorties viennent prouver qu’il ne suffit pas d’avoir de bonnes intentions pour bouger les meilleures nations. Désormais, il faudra se tourner vers le futur et les JO-2024 à Paris. Portes essayera, d’ici-là, de rajeunir l’équipe et bâtir un groupe plus solide.n