A quelques mois du Championnat du Monde 2021 de handball prévu en Egypte (13 au 31 janvier), l’équipe nationale essaie d’avoir une préparation adéquate pour le rendez-vous. Cela passe par la concentration et la sérénité. Alors que des rumeurs ont évoqué des salaires impayés du sélectionneur Alain Portes, le président de la Fédération algérienne de handball (FAHB), Habib Labane, a tenu à lever ce qu’il qualifie d’« ambigüité ».

Le premier stage du sept national avec les « locaux » devait prendre fin hier au Centre préparatoire de Seraïdi (Annaba). Mais il va se prolonger, de deux ou trois jours, après l’arrivée retardée du chef de la barre technique des Verts, Alain Portes. Un retard que beaucoup avait expliqué par une contestation pour des salaires impayés au technicien français. Mais il s’avère que c’était simplement lié à un problème de transport entre l’Algérie et la France, les frontières aériennes étant fermées pour les vols réguliers.
Ainsi, Tahar Labane, patron de la FAHB, a indiqué qu’« une polémique a été déclenchée depuis des mois sur le sujet. Récemment, on a même lié le retard de l’arrivée du staff technique à Seraïdi pour un premier stage des Verts à la question des salaires. Je tiens à lever toute ambigüité.»

« La Fédération va payer le coach »
Pour l’ancien Secrétaire général de l’USM Alger, « la fédération va payer le coach national dès que toutes les procédures seront accomplies », a-t-il assuré en ajoutant que «Portes est engagé avec la FAHB jusqu’au mois de juillet 2021. Il aura d’ici là à préparer l’équipe pour le mondial 2021 en Egypte, ainsi que pour le tournoi préolympique qui se déroulera au mois de mars 2021 en Allemagne. De notre part, nous n’allons pas aller jusqu’au bout du contrat sans tenir nos engagements salariaux envers nos entraîneurs».
De son côté, on notera que Portes ne s’est jamais plaint de cette situation préférant se concentrer sur le volet purement technique. Ce qu’il a toujours fait depuis son arrivée à la tête du Sept algérien qu’il a pu emmener sur la 3e marche de la dernière CAN de la discipline jouée en Tunisie. Une performance assez remarquable quand on sait qu’il avait repris une équipe nationale dans un état de délabrement handballistique conséquent et qui restait sur une désastreuse 6e place dans l’édition 2018 du tournoi continental.

Deux stages avant le Mondial
A son arrivée, il a déclaré que « mon contrat va jusqu’aux Jeux Méditerranéens de 2021 à Oran. Mon objectif premier, c’est de qualifier l’équipe au Mondial de l’Egypte, donc, prioritairement faire le classement qu’il faut lors de la CAN 2020» non sans espérer « atteindre cet objectif pour ensuite avoir un an afin de continuer de progresser et essayer de présenter un visage intéressant dans un championnat du monde.» Un but qu’il a réalisé puisqu’il prépare activement le tournoi universel. Après ce regroupement à Bône, il y aura un autre prévu au mois de novembre prochain en Tunisie. Au programme, il y aura deux matches amicaux face aux Aigles de Carthage.
Par la suite, au mois de décembre, il y aura un autre stage pour faire les ultimes réglages avant d’attaque le Mondial égyptien. Messaoud Berkous et consorts évolueront dans la poule « F » en compagnie de l’Islande, le Portugal et le Maroc avec l’intention d’être dans le trois premier du quartet et rallier le tour principal. « Je ne dis pas que nous avons hérité du groupe de la mort, comme c’est le cas de la Tunisie (avec l’Espagne, le Brésil, et la Pologne, ndlr), mais ça ne sera pas une mince affaire pour nous, d’autant que dans de tels rendez-vous, toutes les nations cherchent à terminer parmi les trois premiers pour passer au tour principal, qui reste notre objectif », a annoncé Labane. Tout est à faire pour les « Verts ». n