« Tout le monde joue très bien » en 2021, souligne l’ailier droit de l’équipe de France de handball Luc Abalo pour lequel la différence lors du Mondial en Egypte se fera sur « pas grand-chose, des exploits individuels », a-t-il estimé en visioconférence. Le joueur emblématique des Bleus, qui vise un 4e sacre planétaire au Caire après 2009, 2011 et 2017, se méfiait déjà de la Suisse et de la suite du tournoi.

Depuis le début du Mondial, l’équipe de France dégage beaucoup de sérénité…
Luc Abalo : « C’est toujours positif de commencer une compétition avec deux victoires (contre la Norvège et l’Autriche, NDLR). On a le sourire mais on reste quand même vigilants parce que ce n’est que le début. On reste concentrés, on ne s’enflamme pas, on essaye de garder la tête sur les épaules. On savait que lundi, on avait un match très difficile face à un adversaire qu’il ne fallait surtout pas sous-estimer.»

Avec le recul, la défaite et le match nul face à la Serbie il y a une semaine, avant de partir en Egypte, ont-ils été un mal pour un bien ?
L.A : « Il n’y a pas eu un grand changement. En réalité, la Serbie a très bien joué, de façon très intelligente. Ils ont pris l’ascendant psychologique sur nous sur la deuxième mi-temps du premier match (27-24) et sur le deuxième match, ils avaient cet ascendant et on n’a pu que décrocher le match nul (26-26) mais en réalité, c’est une très bonne équipe. Tout n’était pas à jeter à la poubelle, on savait qu’il y avait des choses bien, il faut aussi admettre que l’adversaire a été meilleur. La Norvège (victoire 28-24 jeudi) était un peu plus épuisée et on les connaît un peu mieux; on a eu plus de temps pour préparer le match et c’est ce qui a fait la différence. Mais aujourd’hui, le hand, c’est assez particulier, tout le monde joue très bien et comprend ce qui est faisable. Après, ça se joue à pas grand-chose, à des exploits individuels. L’issue de cette compétition, on ne la connaît pas. Il faut juste rester positifs dans nos têtes et pendant un match, ne pas perdre le fil. »

La menace du Covid-19 plane au-dessus des équipes: deux forfaits avant le tournoi, et le Cap-Vert qui n’a pas pu jouer ce dimanche contre l’Allemagne. Est-il raisonnable de disputer ce premier Mondial à 32 équipes en pleine pandémie?
L.A : « Je n’ai pas assez d’éléments pour dire si c’est raisonnable ou pas. On essaye de protéger notre santé, il y a des risques, c’est sûr. Ils ont pris la décision de jouer cette compétition, on a pris la décision en tant que joueurs d’être là, on ne nous a pas forcés. Il faut aller au bout de nos choix. »

Vous êtes logés au pied des pyramides mais ne pouvez pas sortir de votre bulle sanitaire. Que faites-vous de votre temps libre ? Les pyramides vous inspirent-elles ?
L.A : « On n’a pas le temps de faire grand-chose, je suis un peu déçu. On passe beaucoup de temps à se déplacer. Sur le temps libre, les joueurs vont aux soins, on appelle nos familles, on reste en contact avec l’extérieur. Les pyramides sont magnifiques, on profite de cette belle vue depuis le jardin de l’hôtel mais on ne peut pas s’en rapprocher plus et on n’a pas le temps d’être inspiré parce qu’on parle beaucoup handball. »