Reporters : Le retour annoncé aux plages signifie la reprise des activités du commerce balnéaire. Comment recevez-vous cela au niveau de votre association ? Quelle est l’importance des commerces balnéaires, vendeurs de glaces, petits restaurants… et comment va s’opérer l’encadrement de ces métiers de proximité dans les plages ?
El Hadj Tahar Boulenouar : La décision d’un déconfinement progressif au niveau des plages constitue pour nous une bouffée d’oxygène. De nombreuses activités à l’arrêt comme la restauration, les petits commerces, les vendeurs de glaces et d’accessoires de vacances vont pouvoir reprendre le travail même si beaucoup de la saison estivale 2020 a été perdu. Pour un segment d’activité où le travail saisonnier est important, les dommages restent importants, mais il n’est jamais trop tard pour bien faire à condition que toutes les activités et métiers concernés respectent les mesures de protection et de prévention. Ce sont là des mesures à prendre pour éviter de nouvelles interruptions d’activité en raison de la crise sanitaire. Le retour à la vie normale n’est pas encore pour aujourd’hui, alors il faut éviter d’aggraver les risques et de reprendre le travail progressivement. Je lance un appel pour que chacun prenne ses responsabilités et pour que les estivants jouent le jeu aussi. Dès l’application de la mesure de déconfinement par les walis, ce qui devrait intervenir ces jours-ci, la réouverture sera accompagnée de mesures de surveillance et de contrôle. Il y aura des brigades de surveillance et de contrôle au niveau des plages. Il faudrait que tout se passe bien pour le bénéfice de tout le monde.

Peut-on s’attendre, dans les jours à venir, au retour des commerces longtemps fermés ?
Oui, on s’attend au retour progressif à la vie économique et toute l’activité commerciale ce mois-ci. Les hauts responsables et les décideurs sont convaincus que la réouverture de tous les commerces prochainement est plus que nécessaire pour éviter des pertes d’argent et d’emplois. L’Anca, comme vous le savez, est parmi les associations qui ont toujours appelé au maintien des commerces ouverts avec l’application des mesures sanitaires de rigueur. Là, je lance un nouvel un appel au gouvernement pour rouvrir les activités encore à l’arrêt. C’est vrai que la majorité des métiers liés au commerce ont repris, presque 80% selon nos estimations, mais n’oublions pas les 20% restants. S’ils ne rouvrent pas vite, nous risquons de les perdre.

La décision du gouvernement d’allouer une allocation d’aide de 30 000 dinars aux petits métiers comment va-t-elle se concrétiser ?
L’allocation de soutien de 30 000 de dinars touchera uniquement les commerçants qui ont suspendu leurs activités par crainte de la propagation de la Covid-19. L’alimentation générale, les marchés des fruits et légumes, les boulangeries, qui n’ont pas cessé leurs activités, ne sont bien évidemment pas concernés. Pour les autres, qui ont été impactés par la crise sanitaire et n’ont pas travaillé pendant trois ou quatre mois, ils sont invités à prendre contact avec la Chambre ou la Direction de commerce et d’artisanat la plus proche. Ils peuvent également s’adresser à l’association qui les représente pour se renseigner sur le dossier à fournir et bénéficier de cette aide.