L’Office national du hadj et de la omra a procédé, jeudi 14 décembre, à la sélection des 43 agences destinées à participer à l’organisation de la saison du hadj 2018. Leur sélection a été effectuée par tirage au sort selon les normes exigées par le cahier des charges établi par le ministère des Affaires religieuses.

Elle a permis de retenir deux agences publiques, «Tourisme et Voyage Algérie» et l’Onat, ainsi que 41 agences privées, 16 à Alger, 12 à Oran, 9 à Constantine, 2 à Ouargla et 2 à Annaba. Ce choix a été dicté également par la proximité de ces opérateurs des aéroports algériens desservant l’Arabie saoudite en période de grand et petit pèlerinages. Sur son portail électronique, le ministère des Affaires religieuses et des Wakfs indique que les agences de voyage exclues peuvent adresser des recours par écrit à la tutelle dans un délai ne dépassant pas 72 heures après la publication de la liste des opérateurs retenus, le vendredi n’étant pas compris, précise la même source. Certains patrons d’agences de voyages qui n’ont pas participé au tirage au sort, ont exprimé leur mécontentement. « On ne nous a pas donné le temps nécessaire pour déposer nos dossiers de candidature », a regretté le chef d’une agence de voyage à Alger. En expliquant que l’« Office a affiché l’appel à candidature le jeudi 7 décembre et a fixé le lundi 11 décembre comme dernier délai de dépôt des dossiers. C’était trop court ». Les frais de voyage vers l’Arabie saoudite devraient être plus importants cette année en raison de la révision à la hausse annoncée des prix du billet par Air Algérie mais également en raison du renchérissement des tarifs de prestation des agences ainsi que du séjour religieux sur place. Des opérateurs parlent à titre prévisionnel d’une « hausse de 20% ». Par ailleurs, l’ambassadeur d’Arabie saoudite, Sami Ben Abdellah Essalah, a annoncé, jeudi à Alger, une prochaine rencontre entre le ministre des Affaires religieuses et des Wakfs, Mohamed Aïssa, et son homologue saoudien en vue d’examiner le quota de pèlerins algériens au titre de la saison du Hadj 2018, en marge de la journée d’étude organisée à l’occasion de la célébration de la Journée mondiale de la langue arabe. Arrêté actuellement à 36 000 hadjis, le quota de l’Algérie devrait augmenter à 40 000 après les travaux d’élargissement de la grande mosquée de La Mecque. S’agissant des agences touristiques et de voyages organisant le hadj et la omra, l’ambassadeur a fait savoir qu’il avait demandé, l’année dernière, au ministère des Affaires religieuses et des Wakfs et à l’Office national du hadj et de la omra (ONHO), que le quota de chaque agence ne dépasse pas les 500 hadjis pour garantir l’organisation sur les Lieux Saints. Ces nouvelles conditions déplaisent aux professionnels algériens du secteur. Ils dénoncent une « mesure d’exclusion » qui va rogner leurs parts de marché, le tourisme religieux étant le plus grand pourvoyeur de ressources, indique-t-on.