La réponse du ministère de l’Habitat aux revendications des souscripteurs AADL 2001 n’est pas à leur goût. Et pour cause. A l’issue d’un sit-in, hier, des souscripteurs de Bouinan 4 500 devant le ministère de l’Habitat, le directeur du logement au niveau de ce département les a informés que la réponse à leurs doléances était négative suscitant leur colère. Ils qui comptent observer un nouveau sit-in samedi prochain

«Nous sommes 170 souscripteurs affectés, au départ, à Bouinan 4 500. Mais on nous a annoncé, il y a quelques mois, qu’on nous affectés ailleurs, à Bouinan 5 000 car le site 4 500 connaît un grand problème d’électricité.
Au lieu de régler ce problème dans ce site, où les logements sont prêts, on nous affecte dans un autre site qui est toujours en chantier», soulignent-ils. Ils exigent d’être maintenus au site
4 500 ou dans d’autres sites dans les environs d’Alger. «Le directeur du logement a évoqué la possibilité de maintenir quelques-uns d’entre nous au 4 500. Mais il faudra attendre au moins deux ans pour avoir nos logements, le temps que les problèmes techniques soient réglés. Si nous acceptons le site 5 000 que nous n’avons pas choisi, il faudra attendre plus !», rapportent-ils. Ce qu’ils refusent catégoriquement. Ils disent avoir attendu près de 18 ans pour obtenir leur affectation et payer les quatre tranches. «Des souscripteurs sont tombés malades, d’autres sont décédés sans avoir connu la joie d’habiter leur logement. Nous avons attendu des années et on nous demande d’attendre encore plus. C’est de la hogra. La moyenne d’âge de ces souscripteurs est de 60 ans. Combien d’années faudra-il encore attendre ?», s’interrogent-ils. Ils confirment leur volonté de poursuivre les mouvements de protestation jusqu’à satisfaction de leur demande. «Nous se sommes pas très nombreux. Ils peuvent nous dispatcher dans les sites aux environs d’Alger dont certains ne sont pas encore habités. Les pouvoirs publics ont affirmé que l’AADL 2001 est bouclé en 2019. Ce n’est pas encore le cas. Nous en sommes la preuve vivante», signalent les souscripteurs qui comptent observer un autre sit-in samedi prochain. Ils seront assistés par les souscripteurs de l’AADL 2013 qui se plaignent d’avoir été oubliés après avoir payé la première tranche. «Nous serons plus nombreux lors de ce sit-in pour faire pression. Nous avons également fait appel au Conseil national des droits de l’Homme en espérant qu’il pourra intervenir en notre faveur», indiquent-ils.n