Alors que les souscripteurs au programme du Logement public promotionnel (LPP) ne cessent d’appeler à la révision des prix à la baisse, le ministre de l’Habitat, de l’Urbanisme et de la Ville, Abdelwahid Temmar, a déclaré, jeudi à Alger, que les prix du LPP ne peuvent être révisés, car il s’agit d’une formule commerciale destinée à une certaine catégorie.

«Les facilités dont ont bénéficié les souscripteurs de la formule AADL ne peuvent être accordées aux souscripteurs du LPP en raison des engagements envers les banques des organismes chargés de la réalisation de ces projets», a fait savoir Temmar, lors d’une séance plénière à l’APN. Comme argument, le ministre a expliqué que le programme du LPP ne représente que 2% du nombre global des projets de logement à travers le territoire national, contre 19% pour le programme AADL et 37% pour le Logement public locatif. Concernant les souscripteurs LPP, n’ayant pas pu contracter de crédit pour payer leurs logements en raison de leur âge, le ministre a précisé qu’une concertation est en cours avec toutes les parties concernées, dont le Crédit populaire d’Algérie (CPA), pour examiner l’éventualité du transfert du paiement des échéances aux ascendants des souscripteurs.
Quant aux logements AADL, le premier responsable du secteur a précisé que la réalisation du programme de logement arrêté se chiffre à 330 milliards de dinars. Le ministre a fait état du lancement de 80 000 unités de logements AADL, en 2019, qui viendront s’ajouter aux 120 000 inscrits au titre 2018. Ce qui couvre le nombre global de dossiers des souscripteurs ayant versé leurs tranches et dont le nombre est de 195 000 inscrits. «Lors de ma prise de fonction, il y avait un écart entre les ordres de versement (450 000) et les projets en cours de réalisation (230 000 unités)», a indiqué le ministre, rappelant les recommandations du gouvernement concernant le lancement des projets inscrits et la remise des ordres de versement aux bénéficiaires des programmes de logements dont les projets ont été lancés.
Afin d’éviter d’éventuels problèmes dans l’avenir, le ministre a insisté sur l’impératif de garantir le financement nécessaire pour chaque programme lancé. D’autre part, le ministre a avoué avoir constaté un retard dans la réalisation du programme AADL dans 20 wilayas, en réaffirmant la volonté de son département à rattraper ce retard à travers le lancement des chantiers dans la wilaya de Souk Ahras et 19 autres wilayas. «Nous avons lancé des études pour réaliser des cités sur la base des priorités définies, en coordination avec les ministères concernés et pour la réalisation des structures de santé et des établissements éducatifs et sportifs». Le programme AADL inscrit et non lancé compte 87 000 unités sur un total de 150 000, selon le ministre, affirmant que le secteur veille à les lancer avant la fin d’année.