Par Lyes Sakhi
A bien lire le communiqué du Conseil des ministres, dimanche 2 mai, il semble que les secteurs de l’habitat, du foncier agricole, du commerce et de la santé seront particulièrement observés en raison des difficultés qu’ils rencontrent proprement, chacun selon ses réalités et ses spécificités. Pour l’habitat, c’est encore le sempiternel problème des retards de chantiers de réalisation et l’épineuse question du financement du logement qui sont posés. Ainsi, il est demandé aux donneurs d’ordres et aux opérateurs de l’immobilier d’accorder une «importance accrue» au parachèvement de tous les programmes de logements et d’«accélérer le lancement de la Banque de l’Habitat». Cette Banque, est-il indiqué dans le conseil du Conseil des ministres, réunira toutes les instances de financement et ouvrira la voie aux privés pour participer à son capital.
Pour ce qui concerne la dilapidation du foncier agricole, un texte de loi devra être présenté par le gouvernement pour «durcir le contrôle et contrer toute tentative ou opérations de détournement des terres de leur vocation, notamment les terres boisées et irriguées». Cette future loi devra servir à la «préservation des terres relevant du domaine de l’Etat et de régulariser tous les dossiers de propriété foncière en suspens». Pour le commerce, il semble que ce département a des soucis avec son système d’information. Pour faire sortir les activités commerciales du flou qui plane sur elles, le projet de la plateforme numérique du Fichier national du produit algérien a été présenté à l’effet de créer un réseau de statistiques performant sur la production, l’importation, la consommation nationale, dans le but de déterminer avec précision les besoins nationaux.
Pour le secteur de la santé, le chef de l’Etat a ordonné la définition d’un calendrier «clair» pour la mise en œuvre du projet de réforme hospitalière. Il a insisté sur «la révision impérative de l’organisation des Urgences et autres services hospitaliers pour améliorer la relation du citoyen avec l’Hôpital». Il a en outre ordonné «l’ouverture du dialogue avec les différents partenaires sociaux dans le secteur de la Santé pour l’examen de la situation socio-professionnelle des personnels» et «la mise en place d’une approche prenant en compte l’efficacité du Service civil en vue de l’encouragement des compétences nationales et de la protection de la Santé publique». n