De toutes les décisions prises lors du Conseil des ministres d’avant-hier, dimanche, tout ce qui a été retenu semble être uniquement celles en relation avec l’ouverture partielle des frontières aériennes. Certes, c’était important surtout pour les Algériens à l’étranger qui comptent rentrer prochainement . Toutefois, il est inconcevable que l’actualité d’un pays puisse dépendre de ce sujet. C’est même honteux quand le hashtag #Algérie soit lié uniquement à cette controverse dont l’impact a été multipliée par N sur les réseaux sociaux. Plusieurs termes peuvent décrire cette situation, ubuesque, ridicule, navrante, et bien d’autres mots loin d’être valorisants. Le pays se retrouve englué dans le bruit et le vacarme au grand bonheur des adeptes de l’inertie et du chaos généralisé.
L’actualité DZ, il faut bien le mentionner, ne peut pas, et ne doit pas, dépendre des vols d’Air Algérie. Quelle que soit l’ampleur des problèmes du pays, en partant de l’omniprésente mauvaise communication des officiels, jusqu’au désarroi (justifié ou pas) de ceux qui veulent rentrer, il y a des priorités indiscutables que personne ne peut négliger. L’une d’elles est sans aucun doute l’alimentation en eau. Un sujet de sécurité nationale, qui ne semble pas prendre toute son importance dans l’actualité. Et pourtant, l’état des lieux est loin d’être rassurant. La décision du président Tebboune, lors du dernier Conseil des ministres, en donne le «ton». En ordonnant la création d’une agence nationale chargée de la supervision de la gestion des stations de dessalement de l’eau de mer, le Chef de l’Etat a surtout démontré qu’il y a urgence «dans la demeure».
La sécheresse en Algérie n’est pas une vue de l’esprit. Il faut y ajouter également le taux national de remplissage des barrages qui n’atteint pas les 50%, sans oublier les énormes «pertes» en cours de «cheminement». C’est qu’il faut tirer la sonnette d’alarme. Le acquis ne peuvent perdurer tant que rien n’est fait pour les sauvegarder. Et ce n’est pas uniquement la tâche des officiels…