Après avoir été reçu, lundi dernier, à Moscou, le Groupe de contact arabe, conduit par le ministre des Affaires étrangères et de la Communauté nationale à l’étranger, Ramtane Lamamra à Varsovie (Pologne) s’est entretenu, hier mardi, avec le ministre ukrainien des Affaires étrangères, Dmytro Kuleba pour tenter de trouver un règlement au conflit en Ukraine.

Par Anis Remane
A l’issue de la réunion, M. Lamamra a animé une conférence de presse avec son homologue ukrainien durant laquelle il a indiqué que «les rencontres avec les parties russe et ukrainienne ont permis au groupe de contact arabe de mieux cerner le développement de la situation et de connaitre les positions des deux parties au conflit». Ses membres ont exprimé leur «inquiétude quant aux retombées de cette crise et la dangerosité de sa poursuite». Ils ont dit «appuyer le processus de négociations directes entre les parties ukrainienne et russe».
Le Groupe de contact a affiché sa disposition «à déployer les efforts nécessaires en appui à ce processus en vue de parvenir à l’arrêt des opérations militaires en prévision d’une solution politique durable à la crise basée sur la légalité internationale, la charte de l’ONU et les principes de bon voisinage, de la souveraineté et de l’intégrité territoriale des pays de manière à garantir les intérêts légitimes de toutes les parties».
Pour le chef de la diplomatie algérienne, «ces rencontres ont permis de renforcer la conviction qu’aucune alternative n’est envisageable à la solution politique à la crise». Sur le terrain, Moscou espère que Kiev suivra ses intérêts nationaux lors des pourparlers de paix Russie-Ukraine, mais n’écoutera pas de lointains «conseillers», a déclaré lundi le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov. «Ce ne sont pas les pourparlers qui influencent le déroulement de l’opération, mais des ‘acteurs’ extérieurs qui tentent d’entraver ces négociations et de faire durer les affrontements ‘sur le terrain’ le plus longtemps possible», a-t-il dit lors d’une conférence de presse à l’issue de discussions avec le Groupe de contact, lundi 4 avril à Moscou. «Nous savons qui donne de tels ‘conseils’ à nos voisins ukrainiens. Ceci se fait avec des objectifs inutiles qui n’ont rien à voir avec les intérêts du peuple ukrainien, la sécurité de l’Ukraine, la sécurité dans la région de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe, et dans notre région européenne», a ajouté M. Lavrov. «J’espère que ceux qui dirigent la délégation de Kiev lors de ces pourparlers commenceront à être guidés par leurs propres intérêts nationaux», a-t-il encore dit. n