Entrant dans le cadre des opérations périodiques de lutte contre les fléaux et les foyers de délinquance, une opération coup-de-poing a été lancée en début de semaine par la sûreté de daïra de Guerrara, à 110 km au nord-est du chef-lieu de wilaya, et ce, dans plusieurs quartiers chauds de la ville et de sa périphérie immédiate.

Mobilisant plus de 70 éléments des services de sécurité, tous grades confondus, à bord de 20 véhicules, l’opération a été entamée aux environs de 16 h à partir du centre-ville pour s’étendre à tous les autres quartiers, avant de finir enfin vers 20 h 30 dans le maelstrom de la gare routière ou SNTV, réceptacle de toute la détresse humaine locale, véritable jungle humaine interlope, à la nuit tombée. C’est dire que question boulot, les services de sécurité n’en manquent pas, et à ce titre, ils sont appelés à rester mobilisés et toujours sur le pont pour assurer H/24 la sécurité des biens et des personnes. Ce qu’ils font, heureusement, avec beaucoup d’abnégation et de don de soi, ce dont les citoyens de Guerrara témoignent. Les policiers ont ainsi ciblé des lieux considérés comme fiefs de la délinquance, touchés par les fléaux de la vente illégale de boissons alcoolisées, de drogue, d’amphétamines, de psychotropes, de violences, et de toutes sortes de criminalité… Plus d’une centaine d’individus ont été contrôlés, dont 35 ont été soumis au système électronique à distance, PDA (Personnal Digital Assistant), un ordinateur de poche avec une base de données intégrées sécurisées par un cryptage, et le PC Durci, appareil qui permet d’interroger à distance les fichiers de recherche des personnes et des véhicules. D’autres personnes interpellées pour contrôle, une dizaine en tout, aux allures suspectes et réponses incohérentes, ont été emmenées au commissariat de la ville de Guerrara pour un examen plus poussé. Huit personnes recherchées dans le cadre d’affaires entrant dans la commercialisation de stupéfiants, le faux et usage de faux et le viol ont été arrêtées. Profitant de l’opération et munis d’une autorisation de perquisition délivrée par le parquet de Ghardaïa, les éléments de la brigade de recherche et d’investigation (BRI) du service de la police judiciaire de la sûreté de daïra de Guerrara ont investi le domicile d’un individu suspecté d’avoir commis le vol par effraction d’un domicile. La perquisition ayant été fructueuse avec la découverte d’objets volés dont des appareils et équipements électroniques. Arrêté sur le champ, le présumé voleur, âgé de 34 ans, a été présenté devant le procureur de la république près le tribunal de Ghardaïa qui a ordonné sa présentation sur le champ devant le tribunal criminel. Il a été condamné, dans le cadre de la procédure d’urgence, à deux années de prison ferme et à 100 000 DA d’amende. Il a été incarcéré à la prison de Chaâbet Ennichène à Ghardaïa. Exploitant une autre information faisant état de la présence dans un des quartiers de la ville de trois individus s’adonnant à la commercialisation de psychotropes, les éléments de la police judiciaire de la sûreté de daïra de Guerrara ont vite fait de leur tendre une souricière dans laquelle ils sont tous les trois tombés comme un fruit mûr. La fouille corporelle a permis de découvrir sur eux une bonne quantité de comprimés psychotropes de diverses marques. Âgés entre 24 et 25 ans, ils ont été présentés devant le procureur de la République près le tribunal de Ghardaïa, qui, à son tour, les a déférés devant le magistrat instructeur. Ils ont été placés sous mandat de dépôt et incarcérés à la prison de Chaâbet Ennichène à Ghardaïa. Sur un autre registre, dix jeunes insoumis ont été arrêtés et remis aux autorités compétentes en la matière et ce conformément à la réglementation et à la loi sur le Service national. Enfin, il est à signaler que l’opération en elle-même a été saluée par les citoyens, qui pensent que ce genre d’actions inopinées pousse et contraint les délinquants à raser les murs. Pour les responsables en charge de la sécurité « l’objectif de ces opérations est en fait d’assurer une présence continue des forces de l’ordre sur le terrain. Ce type d’opération est à inscrire au registre de la dissuasion et non de la répression», ajoutant que «ce type d’action entre dans le nouveau dispositif sécuritaire, dont l’objectif et la démarche demeurent incontestablement la prévention et la vigilance, credo de notre corps ».