L’usine de production de levures de Bouchegouf est en passe d’être reprise par la société Pakmaya du groupe turc Caripoglu, les négociations sont en bonne voie et sa réouverture est prévue pour bientôt.


Cette usine, qui a connu bien des déboires et qui employait plus de 200 ouvriers, avait été fermée en 2009 pour ensuite faire l’objet d’un avis d’appel à manifestation d’intérêt national et international. Le groupe français Lesaffre s’y était intéressé en voulant reprendre au passage l’usine de Oued Smar, mais l’offre faite en vue de cette reprise avait été estimée insuffisante par la SGP « Cegro ». Les négociations engagées entre les 2 parties pour essayer de trouver un terrain d’entente malgré les concessions faites avaient échoué, le repreneur posant des conditions jugées inacceptables par la SGP. Cela avait trainé en longueur et avait duré plus de 7 ans pendant lesquels les travailleurs avaient été mis au chômage, le français Lesaffre s’était retiré et avait versé une indemnité de 100 000 euros à la SGP. Ne restaient alors en poste à l’usine de Bouchegouf qu’une quinzaine de travailleurs affectés à la sécurité et à la maintenance des installations. Une situation qui a duré plus de 7 ans et dont l’explication, selon Smaïn Kouadria député PT pour la wilaya de Guelma, serait le fait d’oppositions à sa réouverture comme il le précise via un communiqué transmis à notre rédaction. « Toutes les bonnes volontés affichées pour sa réouverture se sont heurtées à des résistances politiques montées par des lobbies qui se sont spécialisés dans l’import/import de la levure. Les besoins du pays en levure sont estimés à plus de 22 000 tonnes par an pour un coût qui avoisine les 130 millions de dollars. Ce marché juteux est monopolisé par un groupe restreint de spéculateurs qui dicte sa loi et s’oppose, pour préserver ses privilèges, à toute relance d’une production
nationale capable de satisfaire les besoins du pays au détriment du développement et de la diversification du tissu industriel prônés par les pouvoirs publics pour sauver notre économie dépendante du cours du baril de pétrole en chute libre. »