Le chef-lieu de wilaya de Guelma offre un spectacle désolant à la suite des intempéries de ces dernières semaines sur la région qui a enregistré d’importantes chutes de pluie et de neige dans les zones montagneuses. Cet hiver s’est illustré par sa rigueur qui persiste.

Les journées froides et pluvieuses et les rafales de vent ont occasionné des dégâts matériels aux habitations précaires. La population déplore la dégradation des rues et des routes, où des nids-de-poule et des crevasses sont signalés dans toute la ville, sujette au déferlement des eaux pluviales. Des rues sont devenues des piscines et la circulation des piétons et des véhicules est difficile n’incitant aucune intervention des services concernés, au grand dam de la population qui évolue dans un environnement hostile et pénalisant. Les rues des cités Champ-de-Manœuvres, Gahdour Tahar, Bensouilah, Frères Rahabi, Aïn Defla A, B et C, DNC, 19-Juin, Bourouaïah… sont inondées. Des opérateurs peu scrupuleux creusent des tranchées pour divers travaux et à la fin du chantier, ils les recouvrent de terre fraîche, comme, par exemple, dans les rues Jugurtha et Patrice-Lummumba pourtant en plein centre-ville de Guelma faisant fi des clauses des cahiers des charges. Néanmoins, le directeur du barrage de Bouhamdane, dans la daïra de Hammam-Debagh, à 35 kilomètres à l’ouest du chef-lieu de la wilaya de Guelma, a déclaré, cette semaine, que les dernières pluies ont contribué à un apport de  1,312 million de m3 d’eau à l’ouvrage hydraulique qui est d’une capacité théorique de 184 millions de m3. La sécheresse récurrente pénalise les citoyens et touche plusieurs secteurs, dont dépend l’économie de la région et la qualité de vie des autochtones. Le barrage, qui assure l’alimentation en eau potable de 6 communes, dont celle de Guelma ville, accuse un déficit sans précédent. Les nappes phréatiques et les forages sont dans une situation alarmante depuis début avril 2017. Le barrage ne contribue plus à l’irrigation des terres fertiles et actuellement, il accuse un taux de remplissage de 6,68%, en l’occurrence 12,323 millions de m3 d’eau, ce qui assure une couverture de 5 mois de distribution d’eau potable. Ce responsable est toutefois confiant puisqu’il espère ardemment que cet hiver sera particulièrement pluvieux, donc généreux