Le RND vient d’être ébranlé en perdant la présidence de l’Assemblée populaire de la wilaya (APW) de Guelma. Une défaite qui sera lourde de conséquences pour le parti d’Ouyahia, sujet déjà au courroux des populations des ex-communes gérées par ses élus.

Ainsi, Ahcène Brahmia, candidat du Parti de la liberté et de la justice (PLJ), avec 7 sièges seulement, a été plébiscité par ses pairs en devançant son rival du RND avec ses 13 sièges. Cette défaite a cependant constitué une grande surprise au sein de la classe politique guelmie, tant la gestion de ce parti battait de l’aile, même s’il venait de remporter les élections locales avec 18 communes et 13 sièges à l’APW qui compte 39 élus. La victoire de Ahcène Brahmia du PLJ, avec 25 voix contre 14 seulement pour le RND, n’était finalement que l’arbre derrière lequel se cachaient les coulisses des autres élus du FLN, avec 10 sièges suivi par le Parti de la liberté et de la justice (PLJ) 7 sièges, le MPA 5 sièges et l’Alliance TAJ 4 sièges. Chacun sait qu’à Guelma la victoire du candidat du parti de Mohamed Saïd n’était nullement l’œuvre des disciples des partis ni de ses dirigeants de la wilaya de Guelma. Surtout, elle revenait à la confiance dont jouissait le candidat auprès de l’ensemble des élus, tous partis confondus. En perdant la présidence de l’APW, le RND perd un pied dans l’échiquier politique local. L’effet domino reste également à craindre dans la maison RND de Guelma. A l’APW de Guelma, une mosaïque qui risque de maintenir cette assemblée de wilaya dans un statu quo de non-gestion dans lequel elle a sombré déjà depuis plusieurs années.
M. B.