Le mauvais temps qui sévit ces dernières semaines a mis à nu la précarité du réseau urbain de la wilaya de Guelma et dévoilé la mauvaise qualité manifeste des travaux effectués par les entreprises soumissionnaires.

Un simple parcours du centre-ville et des quartiers périphériques de la ville de Guelma confirme ce triste constat qui interpelle les services concernés censés contrôler les chantiers et s’assurer de la conformité des clauses des cahiers des charges. Les récentes précipitations ont pénalisé le cadre de vie des pauvres citoyens qui évoluent dans un environnement hostile qui dévalorise l’image du chef-lieu de wilaya censé être une vitrine parfaite. Pratiquement toutes les rues sont inondées par ces eaux pluviales qui déferlent dans tous les secteurs et handicapent la circulation des véhicules et des piétons qui sont aspergés copieusement ! Les voies urbaines deviennent des piscines et c’est le cas au niveau des cités Guehdour Tahar, Champ-de-Manœuvre, La Maouna, Bara Lakhdar, Frères Rahabi, Aïn Defla A, B, C, DNC, Bourouaiah, Fendjel, Bensouilah, Mekhancha, etc. Le boulevard Souidani-Boudjema, véritable poumon de la ville, n’a pas échappé à ces calamités qui enlaidissent la ville du 8 Mai 1945 ! De toute évidence, les centaines de milliards de centimes octroyés par les pouvoirs publics au secteur partent en fumée puisque des dégradations apparaissent à la moindre chute de pluie. Cette situation récurrente ne fait qu’empirer au fil des ans. Un automobiliste qui circulait difficilement à la cité des Frères Rahabi, nous confie : « C’est vraiment honteux de déplorer ces malfaçons qui perdurent impunément ! Je reviens d’un pays voisin et j’étais charmé par la qualité de son réseau routier ! J’éprouve une légitime jalousie car notre pays est plus riche et peut se permettre des routes impeccables !» En dépit des instructions fermes de Madame le wali et des clauses des cahiers de charges, des intervenants qui agissent pour la pose souterraine de câbles téléphoniques, de conduites d’eau potable, de gaz naturel ou d’énergie électrique en ville et dans les cités périphériques, sont à pointer du doigt !
En effet, une fois les travaux achevés, ils recouvrent les tranchées de pelletées de terre fraîche qui est emportée par les premières chutes de pluies. Ce sont donc des fossés assez profonds qui freinent et pénalisent la circulation des véhicules. L’exemple le plus frappant a handicapé encore les automobilistes qui viennent des hauteurs du lycée Ben Mahmoud et rencontrent un grand fossé au niveau du rond-point de la place du 19-Mars, face au siège de l’APW. Selon des riverains, la faute incombe à une entreprise qui a creusé le réseau urbain pour installer des fibres optiques dans le cadre de l’amélioration du réseau internet et qui a quitté les lieux sans se conformer à la réglementation en vigueur ! Des dizaines de véhicules, toutes catégories confondues, progressaient tels des escargots créant un embouteillage monstrueux !
Des citoyens saisissent cette opportunité pour interpeller les autorités locales afin de mettre le holà à ces dépassements déshonorants qui perdurent impunément. Ils souhaitent des mesures sévères pour endiguer ce fléau qui pénalise la population qui subit ces désagréments.