L’éclairage public défaillant dans plusieurs quartiers de la ville de Guelma est un exemple de l’absence flagrante des autorités locales.

En effet, dès la tombée de la nuit, plusieurs quartiers de la ville sont plongés dans le noir, notamment l’Avenue du 1er-Novembre, les rues mitoyennes à l’hôtel touristique Mermoura, à savoir les rues Abderrahmane-Tabouche, Larbi-Ben M’hidi, Abane-Ramdane, Ali-Chorfi et particulièrement le boulevard Souidani-Boudjemaâ, passage obligé et fierté des Guelmis, et même l’entrée de la cité 19-Juin, où se trouve le siège de la daïra, car l’entretien n’est pas assuré par les services techniques communaux. Les citadins ont de la peine à rejoindre leurs foyers en raison de l’obscurité totale. Même les activités de la ville sont parfois pénalisées. « Durant la nuit, on ne voit même pas où mettre les pieds. Plus grave encore, on ne peut pas reconnaître les personnes pour distinguer l’intrus, du résidant », déplorent de nombreux habitants. D’autres diront qu’il faut s’armer de courage pour pouvoir sortir et circuler la nuit, vu l’insécurité qui règne et les agressions qui sont monnaie courante. La vieille ville, qui englobe Bab Souk, les rues d’Announa, Slimani-Amar, Zama, Debabi-Mohamed, Bouzit-Malika, Caton, les abords de l’ancienne caserne et la partie arrière de l’Hôtel de ville, les cités La Maouna, Bordjiba, El Karmet, Bel-Air, Gahdour-Tahar, Cnep, est appréhendée par les passants retardataires pénalisés par une lumière blafarde. Une incursion du côté des quartiers d’Oued Maïz, Bencheghib, de Aïn-Defla, DNC, de l’université 8-Mai-1945, des Frères Rahabi, du 19-Juin, Champ-de-Manœuvres et surtout la Nouvelle ville, conforte ce constat négatif qui n’honore aucunement les édiles de la ville. Nos interlocuteurs affirment que leur ville est mal gérée par l’APC qui possède, selon leurs dires, d’énormes moyens financiers pour assurer un éclairage public performant et sécurisant. Ils soulignent que des carences inadmissibles sont relevées dans divers secteurs et qu’il est urgent de remédier à cette situation lamentable. Ils osent espérer un déclic de leurs élus qui se complaisent dans l’autosatisfaction et ambitionnent de briguer un autre mandat aux prochaines échéances électorales. A travers toute la ville, plusieurs lampadaires ne fonctionnent plus. Cette situation perdure depuis un certain temps, sans susciter la réaction des élus locaux de l’APC de Guelma, mosaïque de 33 membres. Pourtant, plusieurs transformateurs viennent d’être installés. Devant cet état de fait, les habitants relancent, pour la énième fois, leur appel aux autorités locales, afin de prendre en charge ce problème.