L’Institut technologique moyen agricole spécialisé (ITMAS) de Guelma abrite, depuis mercredi et durant trois jours, un séminaire régional relatif à la filière du lait, organisé conjointement par la direction de la formation au ministère de l’Agriculture, les services de la DSA de la wilaya de Guelma et la collaboration de l’Organisation arabe pour  le développement de l’agriculture.

Les cadres des directions des services agricoles des chambres d’agriculture et les éleveurs de bovins des wilayas de Batna, Constantine, Skikda, Tébessa, Constantine, Annaba, Khenchela, Oum El-Bouaghi, Souk-Ahras, El-Tarf et Guelma ont pris part à ce séminaire, encadré par des formateurs de l’Institut technique des élevages (Itelv) de Baba Ali (Alger). Le constat est décevant puisque, en dépit des journées de formation dispensées gratuitement ces dernières années par des professionnels, les éleveurs n’ont toujours pas au de résultats encourageants. C’est du moins le message de l’ingénieur agricole principal, spécialisé en production animale, lors de sa communication intitulée « Situation du bovin laitier en Algérie ». Les intervenants déplorent l’attitude des éleveurs qui ne parviennent pas à optimiser la production laitière afin de réduire nos factures d’importation de poudre de lait et qui n’appliquent pas à la lettre les conseils prodigués par les spécialistes de cette filière. Il est évident que les éleveurs ne maîtrisent pas les bases rudimentaires de cet élevage stratégique, à savoir un veau viable par an et une production laitière durant 305 jours. Les conférenciers insistent sur la nécessité de mieux communiquer avec les éleveurs qui disposent de 1,7 million de vaches laitières et qui ne doivent pas être le maillon faible de la chaîne. Ils rappellent qu’en 2014, plus d’un milliard de litres de lait cru a été collecté et à la faveur d’une mise à niveau continue de l’éleveur et le lancement de grandes fermes intégrées d’élevage intensif de vaches laitières. Il est prévu en 2020 une production de 1,8 milliard de litres de lait puisque l’objectif assigné est de réduire l’importation de la poudre de lait et de faire cesser celle de ses dérivés.