Le mandat des députés tire à sa fin sans laisser un souvenir impérissable au sein de la société guelmie. En attendant le 4 mai prochain, c’est un peu le détachement qui prévaut dans la rue vis-à-vis de l’effervescence à l’intérieur des formations politiques.

Comme de coutume, à l’approche de chaque opération relative aux élections, les responsables des formations politiques, toutes tendances confondues, sortent de leur mutisme et multiplient leurs activités en vue de charmer les électeurs. Dans ce contexte, les présidents ou les secrétaires généraux des partis entament leur périple en sillonnant ainsi les grandes villes. A ce titre, Guelma n’est pas épargnée puisqu’elle enregistre un ballet incessant de visiteurs circonstanciels. Les grandes manœuvres des éventuels candidats ont débuté par le renouvellement et l’installation des membres du bureau de la wilaya de Guelma, censés mobiliser les foules. Au vu de l’importance du statut et aux avantages accordés aux élus à la députation, les concurrents ne ménagent pas leurs efforts pour se mettre en avant. Certes, l’opération n’est qu’à ses débuts, mais les candidats optent pour la grande parade ne lésinant pas sur les moyens tant humains que matériels dans le but évident d’accentuer leurs chances de s’illustrer le jour du scrutin. Et comme les élections législatives concernent un grand nombre de postulants, tous les partis politiques agréés briguent les postes pour leurs militants. Dès lors et dans un premier temps, les candidats doivent bénéficier de la confiance de leurs pairs au sein de leurs partis politiques et défier ainsi, dans un second tour, leurs « adversaires » des autres formations politiques qui manifestent leur volonté de se porter candidats. Il y a des « prétentieux » qui optent pour les partis considérés comme étant solides, tandis que d’autres convaincus de ne pas trouver place sur les listes de ces grosses cylindrées, telles que le FLN, le RND, Hamas ou FNA, entre autres, se dirigent vers les partis moins populaires dans le but de s’illustrer. Au sein des formations politiques islamistes de la wilaya de Guelma, la tradition est respectée. La discrétion est de mise même, et des indiscrétions ont toutefois fait état de malentendus à propos de la tête de liste de l’alliance entre partis islamistes. A qui reviendront les six sièges ? Attendons le 4 mai 2017 pour être fixés.

64 candidats au FLN
Une soixantaine de personnes, dont 28 femmes, ont déposé leurs dossiers de candidature au FLN pour les prochaines élections législatives du 4 mai 2017 dont des anciens députés, des élus locaux des communes et de l’APW, nous dira un membre de la commission de wilaya, chargé du dossier des élections au sien du l’ex-parti unique le FLN de Guelma. Contrairement aux rumeurs, le député sortant Ali Ben Cheikh a encore déposé son dossier, avec le retour de l’ex-député Ali Seddiki (1997-2002). Nous retenons aussi les candidatures du Pr Mohamed Nemamcha, recteur de l’université 8-Mai-1945 de Guelma, Abderrahmane Benmerabet, cadre de la direction de l’industrie et des mines et membre de l’APW, de Kamel Hattab, directeur de la Cnas de Annaba, sans oublier la candidature du jeune Samir Essalhi, responsable de l’instances organique au sein de la mouhafadha de la wilaya de Guelma, et de nouvelles têtes sans niveau intellectuel ainsi qu’une trentaine de femmes à leur tête, la sympathique et dynamique journaliste Leïla Bouressace.

Le RND a choisi son candidat
Le RND a désigné le député sortant, Hacène Bounefla, comme candidat du parti aux prochaines élections législatives du 4 mai pour briguer son troisième mandat consécutif. L’unique candidat aux législatives du RND a été choisi, avant-hier au siège du parti, situé à la grande placette 8-Mai-45 en plein centre-ville de Guelma en présence des élus et des militants, sous sa présidence, étant lui-même le coordinateur de la wilaya du parti Ahmed Ouyahia. Dans la wilaya de Guelma, le RND se prépare activement sur le terrain après qu’il ait choisi son candidat aux prochaines élections législatives.