Le phénomène de prolifération des marchands à la sauvette qui préfèrent squatter les trottoirs et la voie publique pour écouler leurs produits à des prix compétitifs persiste. A titre illustratif, le marché du boulevard du Volontariat, érigé à la fin des années 1980, est investi par un nombre impressionnant de vendeurs informels qui étalent leurs marchandises à même le sol, dans des conditions déplorables d’hygiène.

Des clients aux faibles revenus, attirés par les prix abordables et peu soucieux de la qualité des produits, n’hésitent pas à remplir leurs couffins de fruits, légumes, produits laitiers, viandes blanches, abats, tripes, etc. Les autorités locales avaient, voilà deux ans, opéré la réhabilitation du marché intra-muros Ahcène-Harcha édifié durant l’occupation coloniale, si cher aux Guelmis dont il a accueilli des générations. Cette louable opération a permis à ce centre commercial de faire peau neuve, à savoir travaux d’étanchéité, de crépissage, toilettes, eau potable, installation électrique, peinture. Cependant, les marchands de fruits et légumes et les bouchers ont refusé de réintégrer leurs échoppes pour se dérober aux divers frais de location, de charges, de fisc qui, affirment-ils, grèvent leurs maigres revenus. De ce fait, une seule stalle sur la quarantaine est occupée par un commerçant qui écoule péniblement ses fruits et légumes et les abords extérieurs sont investis par de nombreux vendeurs de poisson, de céleri, persil, blettes, de volailles, lapins, d’œufs, etc. De toute évidence, cette placette est quotidiennement souillée par des tas de déchets hétéroclites déversés par des individus peu scrupuleux. Sur les hauteurs du chef-lieu de wilaya, un marché informel, qui enlaidit et pénalise la qualité de vie des résidents, a été créé depuis une vingtaine d’années au niveau des cités Aïn-Defla secteurs A et B et perturbe la circulation des véhicules qui empruntent cette voie principale où afflue une nombreuse clientèle. D’autre part, les abords de l’école Bachir-Habbèche implantée à quelques centaines de mètres au niveau de la cité M’Rabet-Messaoud, sont occupés par des marchands de fruits et légumes qui ont improvisé des échoppes avec des madriers, roseaux, tôles de zinc, toile cirée. Conscientes de ces désagréments, les autorités locales avaient piloté et réalisé un centre commercial moderne, un imposant R + 1 qui a ouvert ses portes récemment et qui demeure désespérément boudé par les commerçants préalablement recensés. Il est regrettable que de telles structures qui ont nécessité des enveloppes financières conséquentes demeurent inexploitées alors que des vendeurs à la sauvette imposent leur diktat au détriment de la santé et de la salubrité de la population.