Le nombre de chiens errants ne cesse de se multiplier en l’absence d’opérations d’abattage et de l’insalubrité qui règne dans les quartiers et cités de la ville de Guelma. A l’heure de la prière du fedjr, Ammi Amar n’a pas trouvé mieux que de fuir devant l’arrivée d’une meute de chiens.

Dans sa fuite, il a perdu l’équilibre et est tombé. Heureux hasard, les chiens ont cessé de le poursuivre. Même si Ammi Amar s’en est tiré, il a gardé le souvenir terrorisant de chiens errants, capables de dépecer tout individu se hasardant sur la route de la nouvelle ville, au Pos Sud, sur les hauteurs de la ville de Guelma. Un citoyen a pris des photos tôt le matin, vers 5 heures, et les a publiées sur Facebook. Elles témoignent de la présence en grand nombre de chiens errants qui hantent les rues entre les bâtiments des cités et creusent dans la terre. Pire encore, il a filmé même un renard ayant élu domicile dans la forêt quasi abandonnée où végètent les mauvaises herbes et pullulent des scorpions. Les habitants de la nouvelle ville sont confrontés quotidiennement aux dangers des chiens errants. Les écoliers et même les adultes sont souvent menacés, surtout en début de matinée, par ces bêtes qui peuvent s’avérer très dangereuses. Les chiens errants sont omniprésents à Oued Maiz et circulent souvent en meutes, ce qui accentue davantage leur dangerosité, car pouvant surtout être vecteurs de graves maladies. Leur prolifération est causée entre autres par l’insalubrité qui règne dans ces quartiers où les ordures ménagères s’amoncellent. A notre question de savoir pourquoi la commune n’a pas organisé de battue pour éliminer ces chiens, Fouzi, un vétérinaire, nous rappelle que l’autorisation de mener de telles opérations n’est plus l’apanage des wilayas. Ces dernières ont confié la tâche aux communes auxquelles échoit désormais le rôle d’organiser une battue chaque fois que cela s’avère nécessaire. Dans ce genre de cas, l’APC invite les chasseurs de la région à se rapprocher de ses services pour mettre au point un programme pour la battue à mener dans et autour de la ville. Il reste entendu que c’est la commune qui livre les munitions pour mener à bien l’opération qui doit avoir lieu pendant la nuit pour éviter des accidents aux riverains. A Guelma, on attend que les responsables locaux veuillent réagir pour libérer la ville des canidés qui la hantent. Même s’ils sont réellement éliminés à Guelma, un jour ou l’autre ces chiens peuvent provenir des communes limitrophes puisque les efforts ne sont pas coordonnés entre les communes. La création d’un établissement d’hygiène urbaine de wilaya s’avère plus que nécessaire.