A quelques mois des législatives de 2017, les locataires des 34 communes de la wilaya de Guelma commencent à s’agiter. Depuis 2012, rien n’a changé dans la wilaya ou presque, si ce n’est la nette amélioration enregistrée depuis ces derniers mois. Aucune des promesses faites lors de la précédente campagne électorale n’a été tenue.

Ordures, nids-de-poule, trottoirs défoncés et autres désagréments sont entre autres points noirs de cette ville dont la promesse de redorer son blason d’or, car elle était la ville la plus propre et la mieux éclairée en 1987, s’est dissipée avec la défaillance de la gestion de son APC mosaïque de 33 membres élus à cet effet. Lors de la dernière session ordinaire de l’APW qui avait achevé ses travaux, dernièrement, des dépassements regrettables ont été relevés, car un élu a frôlé l’incident. En effet, lors des débats relatifs aux dossiers concernant le commerce et les transports, des insuffisances et des points noirs avaient été mis en exergue par les participants qui avaient déploré le gel du plan de circulation de la ville, le squat des trottoirs et de la chaussée par des commerçants peu scrupuleux, l’état de déliquescence de la gare routière, la défectuosité de l’éclairage public, le diktat imposé par des gardiens improvisés de parkings, des marchés de proximité saccagés et à l’abandon, le marché couvert du boulevard du Volontariat, patrimoine communal, qui est décrié par tout le monde, etc. Des élus ont concédé que ces insuffisances relevaient de l’APC de Guelma-ville et qu’il était inadmissible de les tolérer, car la situation devenait alarmante. Un autre s’était enhardi en décrétant que le président de l’APC n’était nullement responsable de ces gabegies, et s’était arrogé le droit de défendre ce dernier qui était absent. Il estime que la tutelle a une grande part de responsabilité dans ces dysfonctionnements et hausse le ton pour argumenter son opinion. La wali a réagi à ces accusations : « Nous refusons de faire le travail des autres et je ne suis pas le porte-parole de l’APC de Guelma ! Le chef de daïra représente l’État et son rôle est d’animer les APC et non pas les gérer ! Que chaque partie prenne ses responsabilités et respecte scrupuleusement le code communal et le code de wilaya qui définissent les prérogatives de chacun. La gestion des marchés couverts, des marchés hebdomadaires incombe aux communes qui doivent veiller à la sécurité, à la santé et à la salubrité de leurs administrés. Les gares routières ont été cédées à titre locatif à des adjudicataires qui doivent respecter les clauses des cahiers des charges relatifs à l’hygiène et à la sécurité des lieux ! Il est temps que chacun assume ses responsabilités, et il ne faut pas se hasarder à trouver la parade en pointant du doigt, à tort, l’administration. » S’agissant de la gestion des collectivités locales, Mme le wali a fait savoir qu’elle est insuffisante.
Des propos qui s’assimilent à ceux des cadres et fonctionnaires de la wilaya de Guelma. Ces derniers déplorant à l’unanimité l’échec des élus, jugeant cette mandature qui tire à sa fin de chaotique. Mettant en avant la difficulté de la prochaine campagne électorale pour les prochains candidats aux élections législatives. La course s’annonce d’ores et déjà difficile pour le FLN et le RND, partis du pouvoir et qui sont majoritaires à la wilaya de Guelma, notamment après l’échec de leurs élus dans la gestion des collectivités locales durant cette mandature. Quel sera le mode d’emploi pour convaincre une fois de plus l’électorat afin de renouveler sa confiance aux candidats d’obédience FLN et RND les partis de la coalition, se demande-t-on.