Une soixantaine de personnes, dont 28 candidates, ont déposé leurs dossiers de candidature au FLN pour les prochaines élections législatives du 4 mai 2017, parmi lesques d’anciens députés, des élus locaux des communes et de l’APW, nous dira un membre de la commission de wilaya, chargé du dossier des élections au sein de l’ex-parti unique, le FLN de Guelma.

Contrairement aux rumeurs, le député sortant Ali Ben Cheikh a à nouveau déposé son dossier, ainsi que l’ex-député Ali Seddiki (1997-2002). Nous retenons aussi les candidatures du Pr Mohamed Nemamcha, recteur de l’université 8 Mai-1945 de Guelma, Abderrahmane Benmerabet, cadre de la direction de l’industrie et des mines et membre de l’APW, de Kamel Hattab, directeur de la Cnas de Annaba, du pédiatre Azzeddine Boughaba, président du Croissant-Rouge algérien bureau de wilaya de Guelma et ex-vice-président de l’Union des médecins arabes (UMA), sans oublier la candidature du jeune Samir Essalhi, responsable de l’instance organique au sein de la mouhafadha de la wilaya de Guelma, une trentaine de femmes, dont la sympathique et dynamique journaliste Leïla Bouressace, et de nouvelles têtes sans niveau intellectuel. Des élus, des cadres et des responsables du parti FLN en Algérie, sollicités à donner leurs points de vue sur le sujet, ont fait part de leur volonté d’aller vers un candidat de consensus, en l’occurrence le pédiatre Azzeddine Boughaba.

Le RPR choisit son candidat
En tout état de cause, la course à la députation se poursuit. Les candidats, deux mois avant le lancement de la campagne électorale des législatives du 4 mai prochain, tentent toujours de séduire les électeurs qui semblent plus préoccupés par leur quotidien que par le discours électoral. Et pour inverser la donne, certains partis tentent de se rapprocher des citoyens en évoquant leurs problèmes socioéconomiques. Le Rassemblement patriotique républicain (RPR) a choisi, vendredi dernier, son candidat. Il s’agit du jeune avocat Toufik Guefaïfia, vice-président de l’APW, qui a affirmé, lors de son meeting à la salle de conférence Malek, en face du théâtre romain, attendre des prochaines élections législatives une «amélioration de la situation du pays» et la garantie de «la dignité du citoyen algérien». Il a évoqué certaines alternatives proposées par son parti le RPR, pour régler les problèmes en suspens et protéger les couches sociales vulnérables. Avant d’estimer que les élections du 4 mai prochain constituent une occasion de «renouveler le serment aux martyrs et aux moudjahidine. Le candidat à la députation du parti d’Abdelkader Merbah a plaidé, quant à lui, pour une «révision» de la politique économique nationale. Ce dernier a estimé que la politique économique actuelle est «axée sur la consommation des produits étrangers dont les factures sont réglées par les ressources du sous-sol algérien».

Un investisseur tête de liste du Front El Moustakbel
Ainsi, la scène politique est en effervescence. Tous les candidats des partis et des listes des indépendants affûtent leurs armes pour remporter des sièges parmi les six que compte la wilaya. Avant-hier, au siège du parti d’Abdelaziz Belaïd, le Front El Moustakbel, qui se trouve sur la grande placette du 8-Mai-45, les cadres, militants et sympathisants du parti ont voté à l’unanimité pour le candidat Mohamed Boulouh, un investisseur connu de la région, après consultations avec la base militante. « Ma candidature est un engagement vis-à-vis des Guelmis, et surtout de la jeunesse, et vise à donner de l’espoir pour un vrai changement pour notre cher pays », indique-t-il. Rencontré dans son bureau, Boulouh ajoutera : «Nous voulons construire des institutions fortes de légitimité populaire et un Parlement à même de jeter les bases d’une deuxième République et préserver la souveraineté nationale et conforter la paix civile.» Le candidat à la députation nous a expliqué les enjeux des législatives et les défis que le pays est appelé à relever. « Les dangers qui guettent l’Algérie de l’extérieur ne doivent aucunement occulter les grands défis pour la construction d’une économie très forte qui puisse protéger le pays de la dépendance de l’extérieur.»