La chaîne de télévision américaine NBC a affirmé jeudi dernier que l’administration Trump envisage d’envoyer à Guantanamo des membres du groupe Etat islamique, y compris deux djihadistes britanniques de la cellule dite des « Beatles », ce groupe de quatre terroristes qui a décapité les journalistes américains James Fotley et Steven Sotloff et surnommé ainsi à cause de l’accent britannique de ses membres.

La prison implantée dans une enclave américaine sur l’île de Cuba pourrait être utilisée pour enfermer indéfiniment certains combattants étrangers de « grande valeur » capturés en Irak et en Syrie, tandis que des détenus de moindre envergure dont les pays d’origine ne veulent pas seraient envoyés dans une prison gérée par les Irakiens, a avancé la chaîne américaine, citant des responsables américains et des diplomates étrangers non identifiés.
De tels transferts vers Guantanamo marqueraient un virage dans la politique américaine: le centre de détention, qui a compté au maximum 780 prisonniers, n’a eu aucun nouvel arrivant depuis 2008.
Il ne reste actuellement plus que 40 prisonniers, dont plusieurs personnages importants d’Al-Qaïda accusés d’avoir notamment pris part aux attentats du 11-Septembre aux Etats-Unis.
La commandante Sarah Higgins, une porte-parole du Pentagone, a affirmé que «personne n’a été identifié à ce stade pour être transféré à Guantanamo». «Le centre de détention de Guantanamo Bay est une option à disposition pour l’emprisonnement à long terme des combattants ennemis», a-t-elle ajouté. «D’autres options incluent le transfert vers d’autres partenaires étrangers et des poursuites devant la justice aux Etats-Unis ».
L’armée américaine a récemment rapatrié deux citoyens américains arrêtés en Syrie, dont les dossiers ont été orientés vers la justice ordinaire qui devrait les juger pour soutien au groupe Etat islamique.n