Encore directeur associé pour l’Algérie du cabinet new-yorkais d’expertise et d’audit international PriceWaterhouseCoopers (PwC), Saïd Beniken est depuis hier le nouveau directeur général exécutif du Groupe Cevital, poste qu’occupait avant lui, jusqu’en 2014, le Canadien Louis Roquet.

L’annonce de la nomination de Saïd Beniken a été faite par le patron de Cevital, Issad Rebrab, qui, dans un communiqué rendu public le 21 décembre dernier, se réjouissait de mettre à la tête de son groupe un profil qui « pilotera l’ensemble des pôles du groupe Cevital aussi bien en Algérie qu’à l’international et les fonctions transverses». «Il aura toute latitude pour faire évoluer les structures de management en intégrant de nouvelles compétences et de nouveaux talents, internes et externes, afin de mettre en œuvre les objectifs et orientations stratégiques du groupe», écrivait le groupe. Le désormais directeur général exécutif est aguerri dans les finances et les services associés, milieu dans lequel il a baigné dès 1992 dans le cabinet d’audit KPMG, où il était auditeur en chef dans les services bancaires et financiers. Dès 1998, il début une carrière de manager auprès d’Arthur Andersen, toujours dans l’audit financier, avant devenir, en 2005, partenaire associé dans Netaxis, jusqu’en 2009 où il accède au même titre auprès de PwC. Son corps métier consiste à trouver des modèles de financement, à élaborer des processus de transformation d’entreprise, ce à quoi aspire justement le Groupe Cevital, qui lorgne particulièrement sur l’international. D’ailleurs, le groupe doit à Saïd Beniken son assistance dans la reprise de plusieurs entreprises, notamment Brandt et Oxxo. Issad Rebrab avait déjà exprimé toute sa satisfaction de la «longue expérience [de Saïd Beniken] des enjeux industriels et de la transformation de grands groupes diversifiés qu’il a d’ores et déjà exercé dans l’accompagnement des acquisitions de Cevital à l’international». «Le Groupe Cevital écrit une nouvelle page de son histoire à la faveur de la forte croissance de ses activités historiques, de sa diversification et de son internationalisation», écrivait-il encore.