S’il y a une sélection qui ne se cache pas pour dire qu’elle vise clairement la consécration finale, c’est bien le Maroc. Les « Lions de l’Atlas » veulent gravir le Mont Afrique jusqu’à son point culminant.

L’escalade sera amorcée ce soir (20h00) contre la République Démocratique du Congo toujours dans le stade d’Oyem qui abrite les matchs de la poule « C ». Au-delà de ses brillantes individualités, le Maroc compte surtout sur son sélectionneur : Hervé Renard. Beaucoup le présentent comme l’homme de la situation avec la promesse de retrouver la notoriété perdue et les devants de la scène continentale. La sélection marocaines est à la ramasse depuis quelques années en dépit des joueurs pétris de qualités qu’elle a toujours possédés. Pour cette édition de la CAN, l’équipe du Royaume chérifien espère aller au bout. Même si la tâche ne s’annonce pas de tout repos. « On aimerait bien (remporter le titre), mais c’est plus facile à dire qu’à faire. Quand on était arrivé avec la Côte d’Ivoire (lors de la CAN-2015, ndlr), on n’était pas dans une forme étincelante donc c’est ce qui me fait dire que tout est permis dans une compétition comme une Coupe d’Afrique», se souvient Hervé Renard qui juge que « le plus difficile, c’est ce premier tour avec la Côte d’Ivoire, la RD Congo qui sont deux grosses équipes, et puis le Togo.» Assez de connaissances d’un football africain avec lequel il a eu le temps de se familiariser depuis ses débuts avec la Zambie qu’il avait emmenée jusqu’au bout en 2013 avec un triomphe des plus inédits et retentissants. Pour cette campagne gabonaise, le driver Français devra faire sans quelques joueurs très importants qui auraient pu être d’un apport très considérable lors du tournoi. Les blessures ont eu raison de Sofiane Boufal, Amrabat, Tannane ou encore Belhanda. Des absences dont le coach aurait souhaité se passer pour mettre tous les éléments de son coté dans sa folle quête de doublé. Comme les joueurs vedettes, Renard est désormais une star de la balle ronde africaine et il sera très attendu. Une réputation à défendre et une notoriété marocaine à reconquérir, tels seront ses défis. La première pierre à poser sera devant la RD Congo. Une sélection qui avait fini troisième en 2015. Un sérieux client donc pour les camarades de Mehdi Benatia à qui la Fédération Marocaine de football (FRMF) a promis une récompense de 1,5million de dirhams (environ 150 000 euros) par joueur dans le cas où ils se hisseraient en finale. Parallèlement, chez les Congolais, la préparation de cette première sortie a été marquée par un mouvement de grève alimenté par une affaire de primes. « Cela fait des années et des années, c’est toujours la même chose. On se prépare bien pour jouer nos matchs et à la fin, il y a toujours un problème de primes », a ainsi dénoncé Youssouf Mulumbu, capitaine des « Léopards », dans une vidéo postée sur les réseaux sociaux. Un contretemps financier qui ne les avait, cependant, pas empêchés d’accrocher le dernier carré il y a deux ans. Les Marocains sont avertis!

Les arbitres de Cote d’ivoire-Togo et RD Congo- Maroc
La Confédération africaine de football a désigné l’arbitre gabonais Eric Arnaud Otogo Castane pour officier le match Cote d’Ivoire prévu aujourd’hui à partir de 17h00 à Oyem pour le compte de la première journée du groupe C de la CAN 2017. Castane sera assisté par son compatriote Theophile Vinga et l’égyptien Tahssen Abo El Sadat Bedyer. Par ailleurs, le malgache Hamada el Moussa Nampiandraza arbitrera la seconde rencontre du groupe C, qui opposera à partir de 20h00 au stade d’Oyem, la RD Congo au Maroc. Nampiandraza sera assisté du mozambicain Arsénio Chadreque Maregula et du nigérien Yahaya Mahamadou (NIG).
M. A. H.