Un match pour l’histoire, c’est ce que jouera la Guinée-Bissau ce soir (20h00) au stade Franceville contre le Burkina Faso. Complètement décomplexés après leur retentissant et historique nul (1-1) lors de l’ouverture de la Coupe d’Afrique des nations s 2017 (14 janvier – 05 février) contre le Gabon pays hôte, les Guinéens se mettent à rêver d’une improbable qualification en quarts pour leur toute première participation au rendez-vous continental.

Les Burkinabés partent favoris mais les «Djurtus» ne sont pas du genre à se fier au papier ou aux CV. Et ils l’ont prouvé lors de leurs deux premières sorties dans le quatuor «A». Un nul (1-1) pour débuter, contre la nation organisatrice et devant un stade complètement acquis à la cause de cette dernière, puis une défaite in extrémis contre le Cameroun (2-1), le novice de cette 31e édition apprend bien. Il a même réussi à se maintenir en vie et laisser son destin entre les pieds pour envisager accrocher le «Top 8». En tout cas, pour les Guinéens, les chances et la probabilité existent bel et bien et ils semblent y croire dur comme fer. «On a bien débuté la rencontre et notre équipe était bien organisée, mais en seconde mi-temps, on n’avait plus d’énergie. Ils ont marqué les premiers, et le deuxième est arrivé assez rapidement. Si Frédéric Mendy avait marqué lors de son face à face, à 2-0 le match était plié. On croit encore à nos chances de qualification, rien n’est perdu», avait regretté le capitaine Zezinho au terme de la partie perdue contre les «Lions Indomptables» il y a 4 jours. De son coté, son compère Jonas Mendes (gardien de but) a préféré relever les points positifs et le comportement de l’équipe dans sa globalité. «Un constat est clair, on a perdu. Mais je trouve que l’équipe s’est très bien comportée. Il nous a manqué un peu de fraîcheur physique. L’adversaire nous a poussés à bout, on a tout donné. On doit continuer à jouer de cette manière, car la prochaine fois, je pense que ça passera, et ça sera face au Burkina Faso », a-t-il assuré.
Ce duel sera donc à couteaux tirés. « Je pense que quelque part on méritait mieux. Aujourd’hui, on était super bien, que ce soit tactiquement ou physiquement. Toutefois, le Gabon est le pays organisateur et ils ont poussé au maximum. Le football est parfois injuste, on va donc se contenter de ce point. On aura une finale à jouer face à la Guinée-Bissau», avait indiqué Abdou Razack Traoré, milieu offensif des « Etalons ». Une empoignade qui sera capitale pour la suite de la compétition. Le vainqueur passera à coup sûr sans attendre le résultat de l’autre rencontre qui se jouera parallèlement à Libreville. En cas de partage de points, seuls les Burkinabés pourront espérer la qualif’ à condition que le Gabon ne s’impose pas. Si nul il y a sur les deux pelouses, ce seront les calculs d’épicier. Pour résumer le tout, le maître mot sera : victoire. Cela fera le bonheur de deux des quatre concurrents dans un groupe qui aura finalement été très équilibré.