Le système d’alerte et de vigilance mis en place à travers tout le territoire national après la découverte le 9 février dernier d’un foyer de grippe aviaire dans un élevage de poule pondeuse dans la commune Ain Fekroun (wilaya d’Oum El Bouaghi) fait l’objet actuellement d’une évaluation sur le terrain. Ce faisant, les rapports établis sur le terrain par les équipes de vétérinaires sont traités au quotidien au niveau de chacun des services agricoles de wilaya (DSA). Pour l’heure, selon des sources concordantes, aucun nouveau cas n’a été détecté. «Mais toujours est-il que la vigilance reste de mise», explique à Reporters un vétérinaire membre du comité de surveillance qui a tenu à garder l’anonymat. Notons par ailleurs que le ministère de l’Agriculture et du Développement rural par le biais de sa direction des services vétérinaires (DSV) a décidé que le système d’alerte va aussi concerner toutes les maladies des animaux du pays ainsi que les oiseaux migratoires «dans le but d’être prêt à intervenir sur le terrain dans le cas où une pathologie infectieuse venait à être identifiée», nous précise notre source. Tout en nous révélant que «pour ce faire, les services forestiers et les membres du Réseau national des observateurs algériens d’oiseaux dans le Sud-Est ont été appelés à s’impliquer dans le processus d’alerte et de vigilance mis en place». Une initiative qui s’inscrit dans le cadre du renforcement du système de vigilance et d’alerte telle que décidé par le ministère de l’Agriculture au lendemain de la découverte d’un foyer de grippe aviaire. A ce propos, le DSA de la wilaya d’Oum El Bouaghi, Madani Boualem, a confirmé aux médias de la région qu’«effectivement les conservateurs des forêts et le réseau des observateurs algériens d’oiseaux sont également en alerte». A propos des cellules de vigilance, le DSA a indiqué qu’elles se composent d’ingénieurs agricoles, de vétérinaires et d’ornithologues «qui peuvent fournir des données fiables sur tout déplacement d’oiseaux observés dans différentes parties de notre wilaya comme dans d’autres», a-t-il précisé.
Toujours dans ce sens Madani Boualem a confié «Tout ce qui se fait sur le terrain est à titre préventif. Et le but étant à travers le système d’alerte impliquant toutes les parties prenantes à rester vigilant.»
Il faut enfin savoir que l’Algérie n’aura donc pas échappé à l’épidémie de grippe aviaire apparue ces derniers temps dans de nombreux pays ravageant des élevages entiers de volaille. Comme cela a été le cas à Aïn Fekroun où un élevage de poules pondeuses de 29 semaines ayant présentant des signes cliniques évocateurs de l’influenza aviaire s’est soldé par la mort de 50.000 volailles et l’abattage de 1200 poules.