Au lendemain de l’entame de la grève illimitée initiée par le Cnapeste de Béjaïa, les deux organisations regroupant les associations des parents d’élèves de la wilaya de Béjaïa montent au créneau pour tirer la sonnette d’alarme, en interpellant les autorités concernées sur les effets néfastes qui pèsent sur l’avenir des enfants scolarisés.

Du coup, elles demandent, à travers leurs déclarations respectives, aux deux parties en conflits, à savoir le Cnapeste et la direction de l’Education de Béjaïa, de prendre leurs responsabilités.
Pour sa part, la Fédération des associations des parents d’élèves de la wilaya de Béjaïa (FAPEWB), que préside l’enseignant universitaire Djoudi Touazi, appelle l’ensemble des parents d’élèves à venir massivement prendre part au rassemblement prévu aujourd’hui, dimanche 21 janvier 2018, à 10 heures, devant le siège de la wilaya de Béjaïa. Les trois mots d’ordre de cette action de protestation, mis en avant dans sa déclaration-appel, sont : «éxiger l’application stricte des lois relatives aux droits des enfants pour l’Éducation », «L’arrêt immédiat de la grève et le retour inconditionnel de nos enfants aux études » et «mettre tous les moyens nécessaires au profit des élèves afin de récupérer le retard accumulé ». C’est à l’issue de ses différentes réunions et entretiens avec les responsables concernés, que la FAPEWB a rendu publique cette déclaration pour exprimer son indignation face à « ces grèves répétées et prolongées mettant sérieusement en péril la scolarité de nos enfants ». Les membres de cette fédération des associations des parents d’élèves de Béjaïa déplorent, en outre, que « les droits à l’éducation des enfants, reconnus par toutes les instances internationales, soient aujourd’hui bafoués ». Ils dénoncent également « l’incapacité des pouvoirs publics à soustraire nos enfants de la prise d’otage constituée de parties irresponsables jouant avec leur avenir ». Cela étant dit, les responsables de la FAPEWB invitent tous les parents d’élèves de la wilaya de Béjaïa, à «s’organiser par localité autour des associations des parents d’élèves et venir protester pacifiquement, avec civilité lors du rassemblement de ce dimanche 21 janvier 2018 ».
De son côté, l’union de wilaya des parents d’élèves de Béjaïa (UWPEB) estime dans sa déclaration que « la situation qui prévaut dans le secteur de l’Education est préoccupante, à tel point qu’elle cède la place à l’indignation ». « Nous ne pouvons nous taire face à cette situation qui menace l’école dans son fondement en tant que socle d’un Etat républicain », s’insurgent les responsables de cette organisation des parents d’élèves, avant d’appeler les pouvoirs publics et les syndicalistes du Cnapeste de Béjaïa, à « faire preuve de responsabilité et prendre des mesures d’apaisement qui s’inscrivent dans une perspective de construction d’une école de qualité, en respectant le droit de scolarité et le droit de grève, garantis par la Constitution algérienne ».