Les étudiants en chirurgie dentaire et en pharmacie, qui ont déclenché un mouvement de plusieurs mois, pourraient voir leurs revendications finalement prises en charge, mais seulement celles d’ordre « strictement pédagogiques ».

Elles seront transmises à « qui de droit » pour leur prise en charge « rapide et efficace ». C’est le message qu’il leur a été transmis hier par le ministère de la Santé, à travers sa cellule de communication, en réaction au rassemblement qu’ont organisé hier devant le siège du ministère les étudiants en chirurgie dentaire. La même cellule de communication du ministère rappelle qu’en marge de sa visite effectuée à Tizi Ouzou la veille (voir également en page 8), le ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, Abdelmalek Boudiaf, a reçu des délégués des étudiants en chirurgie dentaire et en pharmacie et les assurés que leurs revendications, qui relèvent d’un caractère strictement pédagogique, seront transmises à qui de droit pour leur prise en charge rapide et efficace. Il n’en demeure pas moins qu’une partie des revendications portées par les étudiants des deux spécialités ne pourrait connaître la même célérité dans le traitement par les pouvoirs publics car nécessitant une réflexion profonde. C’est le sort qu’attend leur revendication sur le passage de la catégorie 13 à la catégorie 16 dans la nomenclature des postes de la Fonction publique, le ministre de la Santé ayant informé, au cours de cette même audience, les délégués des étudiants que l’examen de cette question « demande du temps, car l’opération implique de nombreux intervenants et nécessite une étude approfondie dans le cadre du respect du principe de la cohérence globale régissant les corps particuliers relevant de la Fonction publique », précise la même source. Une semaine auparavant, c’était le département de l’Enseignement supérieur qui réagissait à la grève des étudiants, auxquels il avait signifié que la majorité de leurs revendications allaient être satisfaites, faisant référence, lui aussi, « aux demandes pédagogiques des étudiants des deux spécialités relevant de ses prérogatives ». D’ailleurs, sur la question relative au reclassement des chirurgiens-dentistes et des pharmaciens dans la Fonction publique, le ministère de l’Enseignement supérieur a fait part de son « incapacité » à agir seul tant la problématique dépend de la chefferie du gouvernement. Il reste aux étudiants à attendre une éventuelle réunion avec le Premier ministre, qui leur avait promis de les recevoir une fois de retour du sommet de l’Union africaine, qui vient de s’achever à Addis-Abeba.