Le nouveau débrayage observé hier par les aides-soignants a connu un taux de suivi de 50%, a-t-on appris de Mohamed Gracha, militant du Syndicat national des aides-soignants (Snas) et porte-parole de la Coordination des diplômés des écoles paramédicales privées.
Si l’on croit le taux livré par ce syndicaliste, les structures de santé ont tourné au «ralenti» hier pendant deux heures de protestation. Et le mouvement observé aurait «sérieusement perturbé l’activité hospitalière», avant que les grévistes ne rejoignent leurs postes de travail.
Les protestataires considèrent que leurs conditions socioprofessionnelles sont «précaires» et que les salaires qu’ils perçoivent sont «bas». C’est pourquoi, ils réclament des conditions «meilleures» pour pouvoir honorer leurs engagements, expliquent-ils. M. Gracha dénonce, par ailleurs, «le mutisme» de la tutelle, et prévient que son syndicat poursuivra ses actions de protestation, selon un agenda qui sera arrêté en concertation, et ce, jusqu’à «satisfaction des revendications soulevées», précisera-t-il.
«Nous avons réussi à paralyser plusieurs établissements de santé et notre mouvement ne s’arrêtera pas jusqu’à satisfaction de nos revendications qui sont sur la table du ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière qui ne manifeste aucune volonté réelle de satisfaire nos doléances», s’insurge notre interlocuteur. Dans les wilayas de Sétif, Borj Bou-Arréridj, M’sila, Annaba, Illizi, Constantine, Adrar, Ghardaïa, Nâama et Boumerdès, en blouse blanche et portant de petites inscriptions et discutant de leurs problèmes, des aides-soignants ont observé hier un sit-in de protestation appuyé par des marches à l’intérieur même des structures de santé où ils exercent.
Les protestataires ont brandi des pancartes et des banderoles sur lesquelles on pouvait lire «Améliorez le salaire», «Nos revendications sont claires», «On réclame la sécurité au personnel soignant et le respect des travailleurs», et aussi «Sortir de la Fonction publique pour créer une fonction publique hospitalière».
Pour rappel, l’appel au sit-in d’hier a été lancé le 15 juin dernier. Les aides-soignants réclament «la révision et l’aménagement du statut actuel de la profession». Dans cet objectif, ils demandent «l’instauration d’un système de formation périodique et de promotion au profit de l’ensemble des aides-soignants à travers le territoire national», «l’amélioration» de leur niveau de formation» et la définition «avec précision» des tâches de cette catégorie de travailleurs…