Réagissant à la décision de grève cyclique de deux journées par semaine, prise par le bureau national par le Conseil national autonome du personnel enseignant du secteur ternaire de l’Éducation (Cnapeste),

les membres du bureau exécutif de la Fédération des associations des parents d’élèves de la wilaya de Béjaïa (FAPEWB), tiennent à dénoncer « le comportement irresponsable des acteurs de cette dramatique situation à savoir l’institution de l’Éducation, les enseignants et les organes de contrôle ».
A l’issue de leur dernière réunion extraordinaire, tenue le 1er avril, les responsables de la FAPE de Béjaïa ont rendu publique une déclaration, à travers laquelle ils appellent les pouvoirs publics à« prendre les mesures urgentes et nécessaires pour mettre définitivement fin à cette crise qui n’a que trop duré ».
Selon eux, cette situation conflictuelle qui secoue ces derniers mois le secteur de l’Education nationale a eu « des répercussions pédagogiques et psychologiques graves qui mettent sérieusement en péril l’école et l’avenir des élèves ».
Les rédacteurs de ladite déclaration ont, par ailleurs, rappelé que « cette crise se traduit par les retards enregistrés dans le règlement de certaines situations financières des enseignants par rapport aux engagements promis ».
Visiblement scandalisés par « les révélations données par les différents médias et canaux d’informations mettant en exergue les tenants et les aboutissants des grèves répétées et prolongées passées », les membres de la fédération des associations des parents d’élèves de la wilaya de Béjaïa s’en remettent aux autorités compétentes, en les interpelant de nouveau sur la nécessité de se pencher sérieusement sur ce sempiternel conflit.
Tout porte à croire que cette sortie médiatique de la FAPE de Béjaïa dénote la volonté et la mobilisation de ses membres pour la poursuite de leur mouvement de protestation en prévision de la reprise de la grève cyclique du Cnapeste, prévue pour le 9 avril prochain. C. A. M.