Par MILINA KOUACI
Le Conseil national autonome du personnel enseignant de secteur ternaire de l’éducation (Cnapeste) a annoncé la reprise de la grève cyclique de deux jours par semaine les 25 et 26 janvier.
Dans un communiqué rendu public, le Cnapeste a affirmé son «attachement» à sa plateforme de revendications et appelé les enseignants à adhérer au mot d’ordre et à boycotter la remise des notes des élèves. Le syndicat demande à ses adhérents et aux bureaux de wilaya de tenir des AG en vue d’une session du conseil national du syndicat.
Le syndicat demande l’ouverture de plus de postes budgétaires pour la promotion aux grades d’enseignant principal et d’enseignant formateur, sachant qu’un concours de promotion est prévu le 26 février prochain.
Il a dénoncé la situation «déplorable» des écoles, en particulier, le manque d’application du protocole sanitaire et impute la responsabilité au ministère et aux directions de l’Education, conséquences de l’absence de moyens de lutte contre le coronavirus. Il regrette dans le même contexte l’absence d’une culture sanitaire, d’une stratégie nationale de lutte contre l’épidémie en milieu scolaire. Il a dénoncé par ailleurs ce qu’il a qualifié, «d’hésitation, d’ambiguïté et d’opacité» entourant la décision d’augmenter la valeur du point indiciaire.
Pour rappel, le Cnapeste demande une amélioration du pouvoir d’achat et une augmentation des salaires permettant à l’enseignant d’acquérir un confort économique et social. Il revendique le droit de départ en retraite anticipée, la médecine de travail, ainsi que le respect des libertés syndicales.