Le Syndicat national des praticiens de la santé publique (SNPSP) compte observer une journée de grève, suivie d’un rassemblement du bureau local  de wilaya de Sidi Bel Abbès  devant l’Etablissement hospitalier spécialisé (EHS) en psychiatrie, selon ce qu’indique un communiqué qu’il a rendu public. L’appel à la grève est motivé notamment par des motifs d’ordre socioprofessionnel.

Le syndicat  déplore principalement  le détachement «arbitraire» et «illégal» de trois médecins généralistes, dont la vice-présidente du bureau local du syndicat des praticiens, évoquant ainsi des «entraves» à l’exercice du droit syndical au niveau de l’EHS de la wilaya, précise le communiqué. Le syndicat fait également état des retenues sur salaires  qualifiées « d’injustes et opérées  sans préavis », ajoute la même source.
Selon le syndicat toujours, les conditions de  prise en charge des patients sont «catastrophiques », sachant que cette catégorie que sont les malades mentaux est «vulnérable». A ce titre, les  praticiens  exigent des solutions urgentes pour assurer une prise en charge correcte des malades. Il dénonce également des procédures d’hygiène non respectées dans les structures publiques alors qu’il est du devoir de la direction de l’EHS d’assurer l’hygiène quotidienne dans la pratique médicale et d’en respecter les normes. Seulement, le syndicat fait état de manque d’effectifs et d’ouvriers chargés de l’hygiène dans la structure de Sidi Bel Abbès.
« L’absence de l’assistance sociale, l’état des infrastructures et l’inexistence de conditions de travail optimales  pour les spécialistes en service civil aggravent la pénibilité de leurs activités », regrette le SNPSP. Sur un autre volet, les praticiens se plaignent de  l’absence de logements de fonction, de primes de transport, du manque d’effectifs médical et de sécurité.
A cet effet,  une plateforme de revendications socioprofessionnelles a été arrêtée par les praticiens  du SNPSP. Elle porte sur l’amélioration des conditions de travail pour les spécialistes en service civil, l’affectation de logements de fonction, le renforcement des effectifs de l’EHS, notamment le personnel d’hygiène et de sécurité.
Tout en appelant à la mobilisation des médecins, le bureau du SNPSP se dit «ouvert au dialogue serein et responsable avec la tutelle qui refuse pour l’instant de leur accorder une entrevue afin de discuter des problèmes socio-professionnels ».