Face à l’afflux de milliers de migrants aux portes de la Grèce, le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis a convoqué une réunion d’urgence du conseil gouvernemental des Affaires étrangères et de la Défense, dimanche à 18H00 (16H00 GMT).
Au nord-est de la Grèce, quelque 13.000 migrants selon l’ONU étaient massés à la frontière terrestre gréco-turque, espérant passer de Turquie en Grèce, après la décision de la Turquie dans la nuit de jeudi à vendredi de ne plus empêcher les migrants qui essayent de se rendre en Europe de franchir la frontière.
Sur ses îles de la mer Egée proches des côtes turques, les migrants sont arrivés plus nombreux que d’habitude dimanche, à la faveur d’une bonne météo.
Au moins six canots pneumatiques chargés de 263 migrants ont accosté dimanche matin sur l’île grecque de Lesbos en provenance de la Turquie et d’autres étaient en approche avec près de 300 personnes à bord, ont indiqué les garde-côtes grecs.
Dès 06H30 (4H30 GMT) à Lesbos, «deux bateaux sont arrivés dans le nord avec respectivement 74 personnes (dont 36 enfants) et 53 personnes (dont 33 enfants). Deux autres bateaux sont arrivés dans le sud» de l’île, a déclaré sur place à l’AFP Leon Theologos, du Haut-commissariat aux réfugiés de l’ONU (HCR).
Deux autres canots sont arrivés dans la matinée, selon les gardes-côtes, avec au total
263 personnes à bord.
Selon les gardes-côtes grecs, cinq autres bateaux se dirigeaient à la mi-journée vers cette île égéenne, proche des rives turques, avec 299 migrants à bord.
Selon l’agence grecque ANA, la plupart des migrants arrivant à Lesbos n’avaient ni chaussures ni bagages.
Quatre embarcations avec
120 personnes ont par ailleurs accosté sur l’île de Chios et deux autres avec 80 migrants à Samos, selon l’ANA.
Un autre canot avec
43 personnes approchait l’île de Samos et un second avec 58 migrants se dirigeait vers l’île grecque de Chios, selon les garde-côtes.
A l’inverse de la veille, les conditions météo étaient favorables dimanche à la traversée de la mer Egée.
Selon les garde-côtes grecs, quelque 180 migrants sont arrivés sur les îles de Lesbos et Samos malgré des vents forts entre vendredi matin et samedi matin, franchissant la frontière maritime entre la Turquie et la Grèce.
Le long des 200 km de frontière terrestre où les autorités grecques ont renforcé leurs patrouilles, Athènes a bloqué l’entrée illégale de près de 10.000 migrants, selon une source gouvernementale.
«Nous protégeons fermement les frontières de la Grèce et de l’Europe, a déclaré dimanche Alkiviadis Stefanis, le vice-ministre grec de la Défense, sur Skai TV. Dans la nuit, les autorités grecques ont procédé à 73 nouvelles arrestations de migrants clandestins, qui s’ajoutent aux 66 de la veille.