La série de mouvements opérés ces derniers jours au sein de quelques hautes institutions étatiques et autres structures semble, à première vue, relever d’une volonté des pouvoirs publics à apporter un nouveau souffle aux postes concernés à travers des profils adaptés aux exigences de l’heure.

Entre la nomination de nouveaux responsables par le DG de la Directions générale des Douanes, les changements opérés au ministère de l’Industrie, l’arrivée d’un nouveau DG à la tête de l’Algérienne des eaux et l’installation d’un P-DG aux commandes du Groupe Algérie Telecom, l’actualité a été plutôt riche sur le registre des changements.
Dans le cas des Douanes algériennes, l’arrivée, il y a moins de deux semaines, d’un nouveau DG, en l’occurrence Farouk Bahamidi, est venue mettre fin à une période d’intérim de quatre mois assurée par Noureddine Allag, anciennement directeur du Centre national de l’informatique et des statistiques de Douanes (CNIS). Mais c’est surtout dans l’esprit d’une quête de rupture que pourrait être interprétée l’intronisation du même Bahamidi à un poste hautement stratégique et plus que décisif, notamment en cette conjoncture de mise en place par le ministère du Commerce d’un nouveau dispositif d’encadrement des importations où les différentes structures douanières sont appelées à jouer un rôle central, sinon le rôle central. Faut-il rappeler, dans ce sens, que l’intérimaire M. Allag avait succédé à un DG des douanes, Kaddour Bettahar, carrément limogé en novembre dernier par le Premier ministre Ahmed Ouyahia. Une mise à l’écart que certaines sources proches du dossier avaient alors justifiée par la gestion du DG démis des dossiers des dédouanement et des affaires contentieuses. Cette thèse semble, en tous les cas, être confortée aujourd’hui par la toute fraîche décision du nouveau premier responsable de la Direction générale des douanes de procéder à un changement des titulaires de postes opérationnels au niveau des sites de dédouanement du Grand-Alger, qui a touché, pour le moment, deux chefs d’inspection divisionnaires des Douanes et neuf chefs des inspections principales aux opérations commerciales (IPOC), soit des postes directement concernés par la gestion et le suivi sur le terrain du nouveau dispositif d’encadrement des opérations d’importation.
Dans un autre secteur, celui des ressources en Eau, l’Algérienne des eaux (ADE) a un nouveau directeur général, en la personne de Smaïn Amirouche, installé dimanche dernier par le ministre de la tutelle, Hocine Necib, en remplacement de Hocine Zaier qui assurait l’intérim à ce poste pendant plus d’une année.
L’arrivée d’un nouveau DG aux commandes de l’ADE intervient, elle aussi, dans une étape marquée par de fortes perturbations qui secouent cette structure, notamment à travers une organisation qui reste bien en deçà des attentes des citoyens. Cette nomination peut-elle donc à elle seule augurer d’une meilleure gestion du dossier de l’eau ? Une question qui s’impose, d’autant que la période estivale arrive déjà sur fond de biend mauvais souvenirs des années passées marquées par des coupures qui avaient fait boire la calice jusqu’à la lie à l’ensemble des citoyens à travers le pays.
Hier, c’était au tour du ministère de la Poste, des Télécommunications, des Technologies et du Numérique d’annoncer de nouvelles désignations à la tête de ses structures. A commencer par le Groupe Télécom Algérie qui voit l’arrivée à ses commandes de Ahmed Choudar. Ce dernier était, avant cette promotion, à la tête d’Algérie Télécom Mobile – Mobilis où il a été remplacé par un jeune cadre de l’entreprise, à savoir Sid Ahmed Zaïdi.
De nouvelles nominations donc dans un secteur marqué ces dernières semaines par la valse de responsables, notamment au niveau d’Algérie Telecom qui a vu défiler pas moins de six P-DG depuis 2010. Ces nominations ont été effectuées, il faut le préciser, dans le cadre de la réorganisation du secteur public marchand et en application de la résolution du Conseil des Participations de l’Etat en date du 2 avril 2017.